ALIMENTATION D’EAUX DES VILLES.
319
Manchester. 44
Après avoir cité une partie du rapport de la Commission composée dechimistes et de médecins distingués, formée pour faire connaître lesmatières en dissolution dans Peau, et leur influence sur l’économie domes-tique, M. Dupuit reproduit le tableau suivant qui résume l’analyse deseaux de Paris .
DÉSIGNATION DES MATIÈRES.
Eau
à Cliaillot.
Eaa
d’Areueil.
Eau
de
Eau
du puitsde Grenelle
Eau I
du canal 1de FOurcq. j
Bicarbonate de chaux.
gr.
0.230
g>'-
0.158
gr.
0.400
gr-
0.029
0.158 !
— de magnésie...
0.076
0.060
u
0.009
0.073 !
— de potasse.
D
»
»
O.OiO
»
Sulfate de chaux.
0.040
0.438
1.400
»
0.080
— de magnésie.
0.030
0.072
0.520
0.032
0.095
Chlorure de calcium, de sodium, etc......
0.032
o.ost
0.400
0.057
0.443
Acide silicique, oxyde de fer, alumine, etc.
0.024
0.018
0.100
0.012
0.069
Matières organiques.
traces.
»
»
»
»
Total.
0.432
0.527
2.520
0.449
0.590
L’eau de Seine , malgré son parcours dans Paris , est regardée commel’une des meilleures.
Les eaux d’Arcueil sont fraîches, limpides, agréables à boire, maislaissent des dépôts qui obstruent les conduites.
Les eaux de Belleville et de Ménilmontant sont crues et de mauvaisequalité. La quantité de sulfate de chaux qu’elles contiennent les rend im-propres au savonnage.
L’eau de Grenelie est préférable à toutes celles du bassin de la Seine .
L’eau de la rivière d’Ourcq est très-potable, et presque comparable àcelle de la Seine .
On sait qu’à diverses époques plusieurs projets successifs ont été pré-sentés pour amener l’eau à Paris dans des proportions beaucoup plus con-sidérables que celles qui y sont envoyées aujourd’hui.
D’un côté, M. Fourneyron avait présenté, il y a déjà des années, unsystème grandiose composé de turbines hydrauliques qui remplaceraientavec avantage et économie la pompe dite de Notre-Dame .
D’un autre côté, on a proposé d’envoyer par des aqueducs la rivièreSomme-Soude, qui pourrait fournir l’eau en abondance, à une grandehauteur au-dessus des points les plus élevés de la capitale.