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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
puis nous décrirons en détail la construction entière du chariot et detout le mécanisme qu’il porte.
Marche du chariot porte-outils. — Comme l’avancement du cha-riot, et par conséquent de l’outil même qui travaille, doit être très-lentcomparativement à la marche rotative de l’arbre de commande de latringle qu’il entraîne ; quoique d’ailleurs il doive dépendre de ce dernierpour être sans cesse en rapport avec lui, et, comme en outre il est néces-saire de le varier suivant la nature de l’opération, on a jugé utile de dis-poser un mécanisme complexe afin de retarder la vitesse au degré con-venable.
Ainsi, à l’extrémité de l’arbre C est rapporté, et même au besoin fonduavec lui, un pignon droit à fine denture h qui, par une chaîne sans fin,communique directement avec une roue droite de fonte H, d’un diamètretrois fois plus grand, ajustée libre sur un goujon fixé au côté extérieur dupremier support A, et solidaire avec un très-petit pignon h'. Celui-ci en-grène avec une roue semblable W qui est six fois et demie plus grande, desorte que l’axe horizontal i sur le bout duquel elle est rapportée tournetrente fois plus lentement que l’arbre creux C.
Cet axe i porte vers son milieu un petit cône j, composé de quatregorges ou poulies de diamètre différent, lequel commande par une cour-roie horizontale, sous la machine, un cône semblable /, placé en senscontraire et sur un second axe parallèle i', et à l’aide duquel on peutproduire quatre vitesses différentes suivant que l’on monte la courroiesur l’une ou l’autre des quatre poulies. C’est par ce dernier axe i' que lemouvement est transmis au chariot, mais non cependant sans en retarderencore la marche d’une manière notable.
Pour cela, l’axe i' est muni d’un pignon droit /t 2 qui n’a pas plus de10 centimètres de diamètre, et qui engrène avec une roue trois fois plusgrande IP, dont l’axe, situé au-dessus, porte une vis sans fin k, à un seulfilet, mise en contact avec une roue héliçoïde J, qui se trouve ainsi sur ledevant, dans un plan vertical parallèle au banc. A chaque révolution de lavis sans fin, cette roue tourne d’une dent seulement, et comme elle enporte 70, il faut donc, pour qu’elle fasse un tour entier, que la vis elle-même en fasse 70; mais puisque l’axe inférieur i' marche trois fois plusvite, il doit donc, pour cela, faire
70 x 3 = 210 révolutions;
et si l’on a placé la courroie sur les cônes.;, / de telle sorte que la vitessede cet axe soit moitié de celle de l’axe i qui le commande, celui-ci devrapar suite faire
210 X 2 = 420 tours,
ce qui correspondra à
420 X 30 = 1260 révolutions
de l’arbre C, qui tourne à une vitesse trente fois plus grande.