Band 
Tome dixième.
Seite
328
JPEG-Download
 

323

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

CONSTRUCTION DU CHARIOT BT DU PORTE-OUTILS.

Chariot proprement dit. Nous arrivons maintenant à la partie laplus intéressante et en même temps la plus ingénieuse de toute la ma-chine, cest-à-dire du chariot et de tout ce qui en dépend.

Le chariot se compose dune sorte de table à nervures M, fondue avecdes oreilles qui permettent de lasseoir sur les colonnes horizontales B B'qui lui servent de guides, et de ly maintenir avec des chapeaux r placésen dessous et vissés, de manière à ce quil puisse, pour le tournage, glis-ser parallèlement sur toute la longueur sans prendre de jeu.

Pour lopération du taraudage, quand il sagit de forts boulons, ou defortes vis, par exemple, il importe que le chariot présente une résistanceassez considérable à la pression de la filière, afin déviter quil ne reculeen glissant sur ses guides; on emploie alors une sorte de frein composédun demi-coussinet r analogue aux chapeaux r (fig. 4), et que lon serresous les colonnes BBC à laide dune vis et dune manette horizontale r 2 ,qui est à la disposition de louvrier. Ce dernier na quà détourner cettemanette pour desserrer le frein et rendre le chariot plus libre.

Porte-outils. Sur la base supérieure du chariot sont fixés plusieurssupports qui composent, selon nous, tout le porte-outils, proprement dit,et qui doivent porter, dune part, les burins ou crochets pour tourner, etde lautre le ciseau à trancher ou à couper, ainsi que les filières ou cous-sinets à tarauder.

Tournage de la tige. Le premier support N a quelque analogieavec celui des tours ordinaires ; il sert en etl'et à recevoir le burin ou lecrochet s (fig. (!) propre à tourner les tiges; ce burin y est placé etretenu de la même façon par des vis de pression, dont deux verticalespour le presser en dessus et les deux autres horizontales pour le main-tenir latéralement. Lextrémité de ce burin nest pas faite en pointe maisbien aplatie et large, comme une plane de tourneur, afin de lisser la sur-face quil tourne, en même temps quil enlève la matière.

Ce support N, devant pouvoir se rapprocher ou sécarter plus ou moinsde la ligne daxe, ne peut être évidemment fixé invariablement sur latable M; il y est, au contraire, ajusté à coulisse, entre deux barres paral-lèles et horizontales formant coulisseaux. Louvrier peut lavancer ou lereculer, à sa convenance, par la poignée £ (fig. 2 et 3), qui est rapportéesur le bout dun petit axe portant un excentrique circulaire t' dont lecollier et la courte tige sont solidaires avec le support. De cette sorte, illui suffit de faire décrire à cette poignée une portion de cercle soit surlui-même, soit en sens contraire, pour approcher le burin de la tige àtourner c, ou pour len éloigner.

Pendant cette opération du tournage louvrier nest pas obligé derester appliqué à la poignée pour maintenir loutil contre la tige : le