GROS TOUR A QUATRE OUTILS.
363
l’arbre G ; de la poupée, et dont la fonction est semblable à celle du canon edans le tour de M. Polonceau . Cette tige est elle-même taraudée, et passedans un écrou que l’on tourne pour faire avancer ou reculer la tige e' ainsique la pointe dJ . Pour que cette tige soit retenue invariablement à sa place,on a imaginé de l’entourer d’une virole d’acier j 3 , fendue suivant sondiamètre, et ajustée coniquement dans l’embase de l’arbre G'; elle estrecouverte d’une platine g' fixée par des boulons.
Par conséquent, en serrant ces boulons, on presse sur la virole quinécessairement se trouve repoussée, et exerce contre la tige une pres-sion comme le ferait un coin, la tient à la fois centrée, et l'empêche dereculer ou d’avancer.
Porte-outils. — Un des porte-outils se compose de trois pièces super-posées ayant chacune à effectuer un mouvement distinct.
Celle inférieure J, qui repose directement sur la table D, appartenantau banc C, est ajustée dans des coulisses à queue disposées perpendiculai-rement à l’axe général du tour; elle supporte l’ensemble du porte-outilauquel elle donne l’avancement transversal. Il suffit pour cela d’agir surla vis de rappel i retenu dans un évidement ménagé dans le bâti du tour,et dont l’écrou mobile i' est solidaire de la plate-forme 3.
Le support à chariot E est disposé pour l’avancement de l’outil paral-lèlement à l’axe du tour, c’est-à-dire perpendiculairement au mouvementde la plate-forme sur laquelle il s’applique. Mais il n’a lui-même que lafaculté de tourner d’une certaine quantité, à volonté, d’après un touril-lon j, de façon à lui donner l’obliquité nécessaire lorsqu’on veut que l’outilengendre une surface conique.
Dans un cas ou dans l’autre, les deux pièces J et E sont réunies pardes boulons k, dont le passage dans le chariot E a lieu par des ouver-tures en arc de cercle concentriques avec le tourillon j, conformémentau déplacement circulaire du chariot E.
La progression des outils l parallèlement à l’axe du tour s’effectue, eurésumé, par le déplacement de la table K, reposant sur le support E, etconduites par des coulisses; on règle aussi cet avancement au moyen dela vis m, fixe par rapport au chariot E, et dont l’écrou m', fixée avec latable K, se déplace avec elle.
L’outil ^est pris, comme à l’ordinaire, dans une barre d’acier carréeaffûtée en biseau et relevée à la forge. On le tient très-solidement à saplace par des boulons n, dont la tête est engagée dans des coulisses venuesde fonte avec le plateau ou table K; ces boulons serrent le barreau d’acierentre la surface dressée et des platines de fer ou brides plates n'.
En considérant les deux outils qui agissent sur la même roue, on voitqu’ils doivent être placés différemment pour que leurs biseaux se présen-tent dans le sens convenable à la rotation. Il en résulte que l’un des deuxsupports à chariot E est plus bas que l’autre de l’épaisseur même du bar-reau d’acier, puisque dans les deux cas la face travaillante devant coures-