MACHINES A SCIEU LA PIEtUIE ET LE MARBRE.
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la courroie est munie du contre-poids/ qui la maintenant bien tendue,afin de produire le contact parfait et élastique qui doit terminer la con-fection du tube.
Aussitôt celte opération terminée, la pince retire le tube du mandrin,qui vient se présenter de lui-mème entre ces mâchoires, et entraîne letube dans son mouvement en arrière, pour le jeter ensuite dans un panierdisposé au-dessous de l’espèce d’entonnoir T (fig. 1 ), d’où on l’enlève avecles autres quand le panier est plein pour être transporté au séchage.
1! devient facile de comprendre que la quantité de travail que cettemachine peut produire est considérable; car en supposant que l’arbre desmandrins fasse seulement 20 tours par minute, un tour correspondant àsix tubes finis, la quantité totale est de 86,400 par journée de 12 heuresde travail, quantité qui s’élève à 108,000, en supposant seulement25 tours au lieu de 20, et cela y compris toutes les opérations accessoires,du service de la machine.
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MACHINES A SCIER LA PIERRE ET LE MARBRE.
M. Pli. Kehr, qui est à la fois ingénieur et artiste habile, vient de faireconstruire chez M. Perrot, à Vaugirard, une scierie mécanique d’unedisposition très-simple, qui est appelée à rendre des services aux entre-preneurs de constructions civiles.
L’auteur voulant éviter les organes intermédiaires, tels que engre-nages, bielles, manivelles, employés jusqu’ici dans ce genre d’appareils,a imaginé d’appîiquer une sorte de disque circulaire, monté obliquementsur l’axe de rotation, et de produire ainsi directement par ce disque unmouvement alternatif sur le châssis porte-lames.
Cet appareil appliqué à scier de fortes pierres durels, nous a paru fonc-tionner avec régularité et produire de bons résultats. Disposé pour être,au besoin, monté sur un train de quatre roues, il pourra se transporterdans les grands chantiers et sciarr les grosses pierres.
M. Béguin a eu aussi l’idée de substituer aux scies ordinaires une dispo-sition très-simple qui a l’avantage de travailler d’une manière continue :ce sont des espèces de maillons dentés, assemblés à charnière, et formantune chaîne sans fin qu’il fait passer sur deux poulies placées l’une au-dessus de l’autre, avec des vis de rappel pour régler leur écartement etpar suite la tension de la chaîne. Les résultats que l’auteur obtient aveccet appareil doivent encourager à en faire l’application sur une grandeéchelle.
Nous aurons à rendre compte dé ces machines qui présentent évidem-ment de l’intérêt.