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PUBLICATION !INDUSTRIELLE.
expérience qu’on ne peut posséder qu’à !a longue, et à condition d’avoireu à exécuter des travaux très-variés. Nous ne négligeons rien du restepour ne donner que des renseignements puisés à des sources certaines, etprincipalement à ces mûmes séries qui font la richesse des ateliers lesmieux montés.
Nous allons donc aborder aujourd’hui la question des paliers, organes siemployés sous tant de formes et de dimensions différentes.
Cette étude peut se diviser en plusieurs parties distinctes qui embras-sent :
1° Les proportions du palier simple appliqué aux arbres de couche etde ses coussinets.
2° La comparaison des formes différentes sous lesquelles il se présentesuivant ses diverses applications.
3° La transformation du palier simple en chaise ou support.
4° Les organes qui dérivent du palier, tels que : boitards, crapaudines,pivots, paliers spéciaux pour hélices de navires à vapeur, etc.
PALIER TYPE REPRÉSENTÉ PAR LES F3G. 1 A S, PL. 32
Palier-type. — Le palier simple que nous proposons pour modèle,est représenté par les fig. i à 4, en vue de face extérieure, projectionhorizontale, en vue extérieure de côté, et en coupe transversale par lecentre.
Il est destiné à recevoir un arbre de couche, et à se fixer par sa basehorizontale soit sur le bfiti d’une machine, soit sur un massif en maçon-nerie.
Il se compose de trois parties principales et distinctes, savoir :
1° Le corps A, qui est fondu avec la semelle par laquelle on l’assujettitsolidement à l’aide de boulons à écrous;
2° Les coussinets B et B' qui embrassent le tourillon de l’arbre mobile,et lui permettent de tourner librement.
3° Le chapeau G qui les recouvre en les maintenant serrés au degréconvenable.
Nous avons choisi pour modèle un palier d’une dimension assez forte,afin de pouvoir tenir compte des moindres détails, et d’y appliquer lesajustements particuliers exigés pour une construction soignée, et pourun effort considérable à supporter.
Admettons, par exemple, que l’arbre auquel il sert de support soitcelui qui porte la manivelle d’une machine à vapeur à cylindre vertical;on sait que l’efibrt exercé sur le piston moteur, et transmis à l’arbre,réagit sur les paliers dans différentes directions, suivant les phases suc-cessives du mouvement.
Ainsi le tourillon de l’arbre ayant 100 millimètres de diamètre, peutcorrespondre à une machine à vapeur d’une force d’environ 15 chevaux,