CONSTRUCTION DES MACHINES.
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On remplace quelquefois les deux talons par des calles de bois, donton diminue l’épaisseur au fur et à mesure de l’usure des coussinets. Mais,dans tous les cas, on doit bien se garder de laisser porter le chapeau ex-clusivement sur les coussinets, ainsi qu’on le faisait anciennement; car ilpeut en résulter deux inconvénients graves : le premier, de trop serrer letourillon, et le second, en serrant inégalement les boulons, de faire por-ter le chapeau à faux, et, par suite, de le faire rompre.
Les coussinets ne sont pas fixés tout à fait à demeure dans le corps dupalier et dans le chapeau ; mais ils doivent y être maintenus de façonqu’ils n’en puissent sortir, et aussi qu’ils ne tournent pas sous l’influencedu mouvement de rotation du tourillon. On a imaginé bien des combi-naisons pour atteindre ce double résultat. Nous indiquerons plus loinles principales : mais nous devons, quant à présent, dire quelques motsà ce sujet.
On trouve un certain avantage à tourner l’extérieur des coussinets,attendu que ce mode de travail est économique, et qu’il permet d’aléserfacilement l’intérieur du palier sur le tour. Mais c’est aussi cette formequi leur laisse le plus de facilité pour céder au mouvement de rotation.Aussi, lorsqu’on adopte ce mode d’ajustement on est obligé, pour évitercet inconvénient, de rapporter à l’un des deux coussinets un fort goujonqui rentre dans un trou, préalablement pratiqué dans le corps du palier.
Quant au glissement dans le sens de l’axe du tourillon, il y a les coussi-nets avec et sans joues ou rebords. En admettant des joues, les coussinetssont parfaitement maintenus; mais ces joues ne permettant pas de voir lecontact des coussinets avec le corps du palier, il peut rester quelque incer-titude sur le degré de perfection de leur ajustement. En supprimant lesjoues, au contraire, on est sûr de l’ajustement; mais il faut rapporter uneclavette ou leur ménager une nervure pour les tenir en place ; et, dansce dernier cas, on se crée une autre difficulté d’ajustement.
Tout compte fait, et à l’aide des procédés perfectionnés de travail, onadopte les joues assez généralement aujourd’hui, et une forme prismati-que pour l’extérieur des coussinets, dispositions qui évitent toute espècede pièces de rapport. Nous verrons cependant qu’à l’égard des paliers depetites dimensions, on peut, avec avantage, employer aussi la forme cylin-drique avec les joues.
Pour le palier type, le coussinet inférieur est ajusté suivant un demi-octogone à peu près régulier, et celui supérieur à la forme d’un rectangled’une largeur égale au cercle inscrit dans l’octogone ; cette forme permetde faire le chapeau presque plat, et de placer sa jonction avec le corpsau-dessus des coussinets.
Néanmoins la forme rectangulaire n’a besoin d’exister que sur les bords;l’intervalle compris entre les points d’ajustement, peut très-bien être àpans ou d’une autre forme, mais en résumé, présenter des évidementspour supprimer du poids.