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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
convenablement disposées. Elles ne diffèrent entre elles que par la forme,le nombre des cylindres et la position de la décharge.
Machines de’ Clayton. — La première de ce genre qui fut intro-duite en France , est celle de M. Henry Clayton de Londres; elle étaitverticale et à décharge également verticale.
Cette machine se compose d’un bâti monté sur roues et supportantdeux cylindres verticaux dans l’un desquels un piston, mû à bras d’hommepar une manivelle et un engrenage, comprime la pâte et la force à traver-ser la'filière placée à la partie inférieure. Les produits fabriqués sortentainsi verticalement, et sont reçus sur un petit plateau qui sert à les trans-porter au séchoir, après qu’ils ont été coupés de longueur au moyen d’unfil métallique.
Cette machine est établie de telle sorte que les filières peuvent êtredisposées-, soit verticalement, soit horizontalement. Dans le cas où l’on veuttravailler de cette dernière manière, on boulonne sur la plaque d’assisedu cylindre une caisse de fonte dont la face antérieure forme le moule oules moules, suivant que l’on veut produire une ou plusieurs poteries à lafois. Sur le devant de la machine, est disposée une toile sans On, surlaquelle viennent reposer les produits fabriqués à leur sortie de la caisseet où ils sont coupés à la longueur convenable au moyen d’archets.
Pendant qu’un ouvrier fait fonctionner la machine en tournant la mani-velle, un autre placé à l’arrière , remplit le second cylindre avec de l’ar-gile qu’il bourre fortement. Lorsque le piston est arrivé à l’extrémité desa course, on le fait remonter vivement en changeant le rapport des en-grenages; le premier cylindre se trouvant ainsi dégagé , on le remplacepar celui que l’on vient de remplir de pâte et l’on recommence l’opéra-tion. De cette manière, le travail marche presque sans interruption, etces temps d’arrêt sont beaucoup moins prolongés que dans les machinesà un seul cylindre.
Cette machine, qui coûte en Angleterre 750 francs, sans les moules etle crible, peut donner environ 600 tuyaux de 0 m 050 à l’heure, à l’aide dedeux ouvriers et d’un enfant. Cependant, en augmentant le nombred’hommes, on peut lui faire produire jusqu’à 800 et 1,000 tuyaux à l’heure.
M. Clayton a également construit une petite machine horizontale fortsimple, à une seule caisse de fonte dans laquelle se meut un piston. Nousn’eritrerons pas dans plus de détails à l’égard de cette machine qui a la plusgrande analogie avec celle de MM. Landers et Williams, qui est repré-sentée sur la planche 35 et dont nous donnerons plus loin la descriptioncomplète.
M. Clayton a aussi établi un appareil broyeur et malaxeur qui fonction-nait à l’Exposition universelle de Paris en 1855, où l’ensemble de ses ap-pareils lui a valu la grande médaille d honneur.
Machine Cottam et Hallem de Londres . — Ces messieurs ont ex-posé en 1851 une petite machine du genre de celles de M. Clayton ; elle est,