PUBLICATION INDUSTBlELLE.
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d’en expulser l’air autant que possible. Lorsque la caisse est pleine, onferme le couvercle en le fixant à l’aide de la barre P; puis, faisant tournerla manivelle motrice, la terre, refoulée par le piston, est forcée de sortirpar les ouvertures que présente la filière E. Lorsque les tuyaux ont atteintl’extrémité de la table, l’ouvrier porteur les coupe à la longueur voulue enabaissant l’archet j. Il les prend ensuite, pour les porter au séchoir, avecun instrument de bois r (fig. 8), assez semblable à une fourche à quatredents présentant la forme et les dimensions de l’intérieur des tuyaux.
Quand la caisse A est vide, on imprime au piston un mouvement ré-trograde en tournant la manivelle en sens inverse, jusqu’à ce qu’il soitrevenu à sa position première. On soulève alors le couvercle et l’on net-toie l’intérieur de la caisse au moyen d’une curette s (fig. 6); puis onreplace de la terre nouvelle dans la caisse et l’on recommence les ma-nœuvres comme précédemment.
Avec cette machine, qui coûte 450 fr., prise à l’atelier du constructeur,on peut faire par heure 450 à 500 tuyaux de 0 m , 33 de longueur sur 0 m 030de diamètre intérieur.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A FABRIQUER LES TUYAUX DE DRAINAGEDU SYSTÈME DE M. FRANKLIN
construite par M. Bbethon, de Tours , et représentée sur la fig. 14 de la pl. 38.
Cette machine, représentée en coupe verticale sur la fig. 14, rentre dansla catégorie des machines continues à pétrin.
Elle se compose de deux parties bien distinctes :
1° L’organe préparateur, où la terre est triturée, nettoyée et refoulée;
2° L’appareil des moules, qui la façonne en briques, tuiles ou tuyaux, àvolonté.
L’ensemble du système, d’une très-grande simplicité, se compose d’unarbre vertical sur lequel on a disposé des hélices, et qui tourne dans unecaisse cylindrique dont les parois intérieures affleurent l’extrémité deshélices.
Le manchon, l’hélice et toutes les pièces importantes sont en fonte de12 à 15 millimètres d’épaisseur.
L’enveloppe se compose de deux cylindres superposés de diamètres in-égaux. La hauteur totale est de l m , 10 environ. Le cylindre supérieur A,qui est le plus large, est ouvert à sa partie supérieure, afin de recevoirl’argile que l’on y jette à la pelle.
Le cylindre B a 0,42 de diamètre intérieur et forme les deux tiers del’enveloppe totale. Au milieu de sa hauteur, le cylindre B présente unepartie saillante C en forme de boite à base carrée, dont les parois rectan-gulaires sont tangentes à la surface cylindrique §ur une hauteur de 0,15.