PUBLICATION INDUSTRIELLE.
473
ment les opérations successives auxquelles on soumet la tige métallique quidoit former la vis depuis le commencement jusqu’à la fin de la fabrication.
On verra aussi que dans tout ce travail, la vis n’est saisie que trois fois :une fois pour être coupée de longueur et avoir sa tête estampée; une se-conde fois, pour avoir sa tête tournée, entaillée et sa bavure enlevée;enfin une troisième fois pour être filetée et complètement terminée,
Par les procédés ordinaires, ce travail exige une série de manipulationsbien plus nombreuses, et cela sans qu’on arrive au degré de perfectiondes produits obtenus par M. Sloan.
Cet inventeur s’occupe, du reste, depuis longtemps déjà, de cette inté-ressante question. Aussi il n’eu est pas à ses premiers essais. Dès 1854, le27 janvier, il s’est fait breveter en France pour des perfectionnementsqu’il avait apportés aux machines, dites à tailler les vis, lesquels perfec-tionnements ont été patentés, en son nom, en juillet 1850.
On comprend que ses études persévérantes sur un sujet très-difficile,mais en même temps très-important, ont pu l’amener successivement à demeilleurs résultats. C’est, ainsi qu’il est arrivé à réduire, en définitive, lenombre d’appareils nécessaires pour la confection complète des vis, à troisseulement.
La maison Japy, qui se trouve toujours en première ligne lorsqu’ils’agit de confection d’objets usuels de grande consommation, a montédans ses usines, depuis bien des années, un grand nombre d’outils spé-ciaux pour la fabrication des vis de toute espèce et de toutes dimensions.On sait qu’elle livre de ces produits, dans le commerce, des quantités con-sidérables, et à des prix extrêmement réduits.
Le premier brevet pris à ce sujet en France par MM. Japy date du25 août 1845. II a pour titre : Système de fabrication de la vis à bois.
Il ne nous paraît pas possible de faire comprendre par une simple des-cription sans dessin, les dispositions spéciales des machines qui ont faitl’objet de ce privilège. Il n’y avait pas de raison d’ailleurs, pour faire voirégalement toutes celles de plusieurs autres inventeurs. Et comme nousavons choisi et relevé avec soin les appareils beaucoup plus récents deM. Sloan, nous avons pensé qu’il suffirait de s’attacher à bien décrire cesderniers.
Nous donnons, toutefois, à la fin de cet article la nomenclature des bre-vets pris en France , pour ce genre d’industrie. Après M. Japy, on y re-marquera le nom de M. Newton, qui, en Angleterre, est connu principa-lement comme agent de patentes. Parmi ses brevets nous devons citercelui qu’il a pris, le 21 mars 1847, pour des perfectionnements apportésaux machines à vis, perfectionnements qui ont fait le sujet d’une patenteantérieure obtenue en Angleterre le 5 mai 1846 :
Selon l’auteur, l’invention comprend :
1° Des améliorations apportées aux appareils à couper le fil de métal enlongueurs convenables, et à refouler celui-ci à l’un des bouts, de manié re