MACHINE A IMPRIMER ET NUMÉROTER, 523
dent, ce qui force ce pignon à tourner d’un dixième de tour et consé-quemment avec lui le disque qui lui est accolé.
Ce mouvement fait céder le ressort k' du déclic F, et la coche dontcelui-ci est muni laisse passer la dent qu’il tenait engagée; mais aussitôtque la dent suivante se présente, le déclic, rappelé par un ressort, vientde nouveau arrêter lg pignon.
Par cette disposition, à chaque ascension de la boite-coulante, le pre-mier disque, celui de droite, tourne d’une dent. Si donc, chaque dent dece disque porte sur champ un numéro distinct, par exemple 0 à 9, on com-prend que, dans une l’évolution du premier disque, c’est-à-dire dix ascen-sions et descentes de la boîte-coulante, il y aura dix bulletins numérotésdifféremment, le premier portant le n° 0, le second le n° t et ainsi de suite.
Dans la combinaison de ce numéroteur, on a destiné le premier disqueau numérotage des unités, le deuxième disque au numérotage des di-zaines, le troisième imprime les centaines, et le quatrième, les mille.
Or, il fallait, à chaque révolution d’un disque, par exemple du pre-mier, mettre en communication son mouvement avec le disque suivant.C’est pour atteindre ce but que l’on a fait une entaille plus profonde àchacun des pignons et les dents du levier L d’inégales longueurs.
Voici alors ce qui se produit : quand le premier disque a fait sa révo-lution complète, qu’il a imprimé les numéros de 1 à 9, l’entaille /, dontest muni son pignon, et qui correspond au zéro, se présente devant laplus longue dent du levier L (fig. 8 et 10). Cette dent pénètre alors jus-qu’au fond de l’entaille par l’action du ressort k, ce qui permet à la se-conde dent, un peu moins longue du levier L, retenue en arrière par lasaillie de la première, de se rapprocher et d’agir sur le second disque etde le faire tourner d’üne division, de sorte que du zéro qu’il présentait àl’impression, il présente maintenant le chiffre 1.
Les quatre disques marquent donc 00 10, 00 11 et jusqu’à 00 19 ; alorsl’entaille du premier disque, celui qui correspond aux unités, se présentantderechef devant la première dent, la seconde dent peut, comme pré-cédemment, conjointement avec la première, faire tourner de nouveaule disque des dizaines d’une division; il imprime par ce fait 0020, 0021,puis 0030, et ainsi de suite jusqu’au nombre 0099. Arrivé à ce nombre,le pignon du disque des dizaines présente lui-même, comme celui desunités, une entaille dans laquelle pénètre la dent correspondante, etc’est au tour de la troisième dent, encore plus courte que la précédente,à faire fonctionner le troisième disque.
Ces trois disques numérotent alors 0100, 0101 et jusqu’à 0999, et enfinla quatrième dent fait tourner, au moyen de la même combinaison, ledisque des mille, et l’on numérote ainsi les bulletins-cartes au fur et àmesure de leur impression par le composteur de 0 à 9999.
En variant le nombre des disques et leurs divisions, on peut, par cesystème, étendre ou diminuer le numérotage à volonté.