MACHINE A IMPRIMER ET NUMÉROTER. 525
Ce levier coudé est forgé en forme de fourche, pour laisser un passageau plan incliné O ; il a son centre d’oscillation sur deux petites colonnes n'fixées sous la table du bâti, et sa branche inférieure est assemblée avecune petite bielle horizontale N' reliée à la bielle principale E. Commece te dernière est montée directement sur l’arbre à manivelle et qu’ellecommande directement la boîte coulante, à chaque mouvement de va-et-vient de celle-ci, le déclic o du levier J' fait tourner d’une dent la roue àrochet e', et par suite fait avancer d’une même quantité le rouleau L'.
Quand on veut arrêter la rotation de ce rouleau, il suffit, en agissantsur la petite poignée o', de dégager du bouton forgé avec l’extrémité dulevier d’enciiquetage, l’espèce de crochet excentré qui termine la petitebielle n'. Cette interruption, ou plutôt ce débrayage, peut être utile aucommencement de la mise en marche de la machine pour distribuerl’encre rapidement sur le cylindre, en le faisant tourner à la main à l’aidede la poignée o- (fig. 2).
Les bulletins-cartes, destinés à être imprimés et numérotés avec cettemachine, sont préalablement découpés dans une feuille de carton ou depapier fort, et sous une forme rectangulaire, comme l’indique la fig. 11.
Ces bulletins sont empilés dans une boîte ou colonne verticale P, qui apour section intérieure les mêmes dimensions que ceux-ci en longueur etlargeur. De cette boîte les bulletins doivent sortir un à un et être amenéssous l’action simultanée du composteur et du numérateur, puis glisser surle plan incliné O pour venir s’empiler dans une autre boîte inférieure l v .
Le mouvement qui fait avancer chaque bulletin-carte est obtenu méca-niquement au moyen de la disposition suivante :
Sur l’arbre moteur D est fixée une petite roue d’angle p, qui engrèneavec une roue semblable p', dont est munie l’extrémité inférieure del’arbre vertical Q.
Cet arbre, comme l’indique la section verticale ( fig. 7), est garni d’unesorte de manchon de bronze supporté par une petite cuvette de mêmemétal s, logée dans l’épaisseur d’un petit bras relié à l’un des supports àfourche C; son extrémité supérieure tourne à pivot sur une petite cra-paudine de bronze s' (fig. 6), et elle est munie d'un pignon d’angle g quiengrène avec une petite roue q' sur l’axe de laquelle est fixée la roue àchaîne r. Non loin de celle-ci s’en trouve une semblable r' (fig. 1, 3 et 6),divisée, comme la première, en six parties égales ou six dents entre les-quelles pénètrent les maillons de la petite chaîne sans fin R.
Quatre des maillons de cette chaîne sans fin sont munis des pousse-cartesR', qui viennent s’engager, chacun à leur tour, dans les deux espaces videslaissés par la languette qui termine la plaque métallique S (fig. k et 5).Cette plaque métallique est fixée sur un cadre de bronze S 7 , fixé lui-mêmesur la table du bâti au moyen de vis; elle est terminée par une épaisseurde caoutchouc vulcanisé, placée immédiatement au-dessous du composteurpour faciliter l’impression en formant une sorte de coussin élastique.