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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
dans ce travail lameme regularite, la mßme precision qu’une plate-formebien divisee, bien construite. On sait bien aussi que le travail de l’homme,lorsque surtout il est applique ä des ouvrages de precision , devient extre-mement coüteux, et qu’il ne peut soutenir la concurrence avec des instru-ments disposes pour faire ces mömes ouvrages ; et cependant, malgre cesrnotifs, la taille des engrenages h dents de fonte ou de fer ne se fait pasmecaniquement.C’estqu’aussi la fonte et leferne se travaillent pas commele bois ou comme le cuivre, etles difficultes qu’ils presentent, augmentantavecles proportions des pieces, ne permettent pas toujours ä une machinequi fait une Operation sur des metaux d’une certaine nature, d’operer pareil-lement sur des metaux de nature difKrentc. Et puis d’ailleurs, il faut ledire, il y a vingt ans ä peine, la mecanique etait bien moins avancee quede nos jours: on ne cherchait pas a apporter dans la confection des ma-chines et des transmissions de mouvement cette precision extreme quel’onexige aujourd’hui; on ne s’occupait pas, comme on le fait actuellement,des moyens, des procedes mecaniques ä l’aide desquels on effectue unefoule d’operations qui ne se faisaient qu’ä la main.
On comprend maintenant l’importance de la grande perfection ap-portee dans l’execution des roues dent£es; on sait fort bien distinguerun engrenage bien fait de celui qui ne l’est pas, ou qui mßme seraitpassable. On sait aussi que, lorsque les roues sont bien taillees, onpeut reduire les dimensions des dentures, proportionnellement beaucoupau-dessous de celles adoptees. Tous les jours, h mesure que l’execu-tion de ces pieces devient meilleure, on s’apergoit que les dentures sontplus fines. Nous sommes persuade qu’on les r^duira encore, malgre lesreglesetablies, parce qu’on reconnaitraque les dents s’usent d’autantmoinsqu’elles sont mieux faites, plus regulieres, et qu’elles engrfenent ä un plusgrand nombre ä la fois. Dejä nous avons eu plus d’une occasion d’en fairel’expürience, avec M. Cartier, dans la construction de nos mouvements desmoulins al’anglaise, en faisant des engrenages avec des dentures beaucoupplus faibles que celles qui avaient ete dtablies par les meilleurs praticiens.Ainsi, dans des moulins de huit paires de meules, nous avons donne auxdents de la roue horizontale et des pignons montes sur les fers de meules33 millimetres de pas seulement, sur 0 m 13 de largeur, lorsque precedem-ment on donnait 45 ou 50 millimetres de pas, avec la meme largeur. Au-jourd’hui nous rMuisons le pas ä 27 millimetres, ce qui ne donne pas auxdents des pignons plus de 12 millimetres d’epaisseur, et nous sommes cer-tains que nous serons naturellement amends a le rdduire encore. Toutefoisil faut ötre prudent et 6tre d’ailleurs bien sür de soi avant de se decider aadopter d’aussi faibles dimensions, car le mecanicien est responsable, sou-vent pendant un an, au moins moralement, envers le fabricant chez lequclil monte des machines ou des Communications de mouvement; or, il suffi-rait d’un accident arrive par l’imprudence, tenue cachee, d’un employd del’elablissement, pour qu’on en reportdt la faute sur le constructeur, ä qui