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Tome deuxième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

dans ce travail lameme regularite, la mßme precision quune plate-formebien divisee, bien construite. On sait bien aussi que le travail de lhomme,lorsque surtout il est applique ä des ouvrages de precision , devient extre-mement coüteux, et quil ne peut soutenir la concurrence avec des instru-ments disposes pour faire ces mömes ouvrages ; et cependant, malgre cesrnotifs, la taille des engrenages h dents de fonte ou de fer ne se fait pasmecaniquement.Cestquaussi la fonte et leferne se travaillent pas commele bois ou comme le cuivre, etles difficultes quils presentent, augmentantavecles proportions des pieces, ne permettent pas toujours ä une machinequi fait une Operation sur des metaux dune certaine nature, doperer pareil-lement sur des metaux de nature difKrentc. Et puis dailleurs, il faut ledire, il y a vingt ans ä peine, la mecanique etait bien moins avancee quede nos jours: on ne cherchait pas a apporter dans la confection des ma-chines et des transmissions de mouvement cette precision extreme quelonexige aujourdhui; on ne soccupait pas, comme on le fait actuellement,des moyens, des procedes mecaniques ä laide desquels on effectue unefoule doperations qui ne se faisaient quä la main.

On comprend maintenant limportance de la grande perfection ap-portee dans lexecution des roues dent£es; on sait fort bien distinguerun engrenage bien fait de celui qui ne lest pas, ou qui mßme seraitpassable. On sait aussi que, lorsque les roues sont bien taillees, onpeut reduire les dimensions des dentures, proportionnellement beaucoupau-dessous de celles adoptees. Tous les jours, h mesure que lexecu-tion de ces pieces devient meilleure, on sapergoit que les dentures sontplus fines. Nous sommes persuade quon les r^duira encore, malgre lesreglesetablies, parce quon reconnaitraque les dents susent dautantmoinsquelles sont mieux faites, plus regulieres, et quelles engrfenent ä un plusgrand nombre ä la fois. Dejä nous avons eu plus dune occasion den fairelexpürience, avec M. Cartier, dans la construction de nos mouvements desmoulins alanglaise, en faisant des engrenages avec des dentures beaucoupplus faibles que celles qui avaient ete dtablies par les meilleurs praticiens.Ainsi, dans des moulins de huit paires de meules, nous avons donne auxdents de la roue horizontale et des pignons montes sur les fers de meules33 millimetres de pas seulement, sur 0 m 13 de largeur, lorsque precedem-ment on donnait 45 ou 50 millimetres de pas, avec la meme largeur. Au-jourdhui nous rMuisons le pas ä 27 millimetres, ce qui ne donne pas auxdents des pignons plus de 12 millimetres depaisseur, et nous sommes cer-tains que nous serons naturellement amends a le rdduire encore. Toutefoisil faut ötre prudent et 6tre dailleurs bien sür de soi avant de se decider aadopter daussi faibles dimensions, car le mecanicien est responsable, sou-vent pendant un an, au moins moralement, envers le fabricant chez lequclil monte des machines ou des Communications de mouvement; or, il suffi-rait dun accident arrive par limprudence, tenue cachee, dun employd delelablissement, pour quon en reportdt la faute sur le constructeur, ä qui