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PÜBLICATION INDUSTRIELLE.
On a donc 828 km x80=66240 kmet 66240 km 7450=14,72 ehevaux.
Mais ce rdsultat n’exprime reellement que la puissance thdorique de lamachine : on sait que, pour vaincre tous les frottements des pistons et desautres parties mobiles de la machine, pour les fuites de vapeur, pour lesrel'roidissements qu’elle eprouve, heftet utile obtenu a l’arbre moteur estloin d’approcher de cette puissance ; d’apres Poncelet, Morin et d’autresingenieurs, on ne doit compter en general, pour les machines ä condensa-tion et ä detente, que sur les 0,35 ä 0,40 de la puissance theorique, pourdes forces de 4 ä 10 chcvaux, sur les 0,40 ä 0,45 pour les forces de 10 ä20 ehevaux, et sur les 0,50 pour des forces plus grandes; pour des ma-chines ä haute pression, sans condensation, le coeflicient est quelquefoismoindre encore; il peut 6tre reduit des 0,4 ä 0,35 et möme 0,30 du resul-tat theorique, selon les circonstances plus ou moins favorables de l’etablis-sement de la machine, selon son plus ou moins bon etat d’entretien.
Or, en prenant les 0,40 de la puissance de la machine, calculee plushaut, on trouve
0,40x14,7=5,89,
c’est-ä-dire que la force reelle de la machine serait de pres de six ehevauxefl’ectifs, en admettant que la vapeur soit ä 5 atmospheres, et qu’ellemarehe ä detente pendant les 3/4 de la course.
Si Ton voulait calculer le travail de la möme machine, marchant ädetente pendant la moitie de la course, avec la möme pression, ontrouve-rait par la table et la regle precedente,
0""i 0594 x°’ 68 =0™ 02022
pour la ddpense de vapeur par coup de piston,
et 0,0202x87480 — 47=1350 k ”pour le travail theorique,
Ou, en admettant toujours quarante coups doubles par minute,
1350 X 80^4500 x 0,4=9,6 ehevaux utiles.
Nous allons donner, dans les tables suivantes, les dimensions principalesdes machines a vapeur, a haute et moyenne pressions, marchant avec ousans detente, et avec ou sans condenseur, pour des forces differentes,depuis un cheval jusqu’ä cent ehevaux; ces dimensions sont deduites del’expdrience et du calcul; elles sont tirees d’un tableau general qui nous a eteeommunique par un de nos amis; nous ferons voir qu’elles se rapportentavec celles de plusieurs machines des bons constructeurs de France .
II nous sera faciie d’etablir, d’apres ces tables, la comparaison que l’onpeut faire entre les divers systhmes de machines ä vapeur, et celles quisont le plus economiques, sous le rapport du combustible.