PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Les deux roues g 2 et g s sont ajustöes entre les deux platines qui formentla cage, comme le sont, dans une montre, les deux roues qui conduisentles deux aiguilles. Comme eile aussi, leurs axes creux ou solides debor-dent la platine ; ils sont de plus epaules, filetes ä leurs extrtunitüs, pourfixer ä volonte, au moyen d’dcrous moletes, les aiguilles ou disques gradudsqu’elles doivent conduire. Les deux roues g 2 et g % ont le mtoie diamötre,mais la premiöre a 100 dents et l’autre 101; les dents sont donc assezegales pour que ces roues puissent 6tre menees par la möme vis sans fin(voir les fig. 12, 13 et 14). La douille ou canon de g 2 porte un disque de74 millimfetres de diamötre, gradue sur son contour cylindrique; il porte100 divisions, numerotees de 10 en 10, qui passent successivement sousl’index fixe/ 2 , place au sommet de la cage. Cette roue seule et son disquesuffiraient donc pour compter tout nombre de tours de manivelle quin’excederaient pas 100. Mais tous les plateaux ont plus de 100 stries; ildevient alors indispensable de compter les centaines elles-mümes, ou, cequi revient au möme, chaque tour de la roue g z : teile est la destination dela roue g *.
Supposons que Ton ait fait une marque sur la dent de chaque roue quise trouve en contact avec un certain filet de la vis (on peut m6me admettreque la vis n’ait que ce seul filet), et que ces deux dents portent chacune unzero; supposons de plus que les dents suivantes de g 2 soient num6roteesdes chiffres 1, 2, 3, etc., d’aprös leur ordre de passage sur le filet, et sui-vons les mouvements du compteur.
Aprfes 100 tours de manivelle, 100 dents de chaque roue auront passdsur le filet unique; par consßquent, la roue qui n’a que 100 dents auratermine une revolution complöte; son zdro sera revenu sur le filet; maisl’autre n’y sera pas encore arrivee, puisqu’elle a 101 dents. Pourtrouver laSituation respective des deux zeros, completons la revolution de la rouede 101 dents; il est evident qu’en tournant un tour de plus, le zero de laroue de 100 dents cedera sa place ä la dent suivante ou au n° 1, et, aumöme instant, le zero de la roue de 101 se rencontrera avec Iui sur lefilet. Ce qui vient d’avoir lieu pour une premiöre centaine aurait lieu demöme pour la seconde, pour la troisiöme, etc., c’est-ä-dire que, lors del’arrivde du zero de la roue de 101 au filet de la vis, le n° 2, le n° 3, etc.,de l’autre roue s’y trouveraient en möme temps que lui; en sorte que lagraduation de la premiüre roue pourrait servir de cadran pour le zdro dela seconde, qui deviendrait ainsi un veritable Index pour les centaines detours. C’est effectivement sur ce principe que se trouvents faits beaucoupde compteurs; mais c’est ä tort. Le mode est vicieux en ce qu’il produitune erreur d’une demi-dent, aprös 50 tours, par suite de la difförence degrandeur des dents, dont les unes sont des 100 mes de circonference et lesautres des 101 mes . Il y a alors ambiguite ou incertitude dans la lecture,l’index tombant entre deux divisions, tandis qu’il devrait tomber exacte-ment sur l’une d’elles (ici ce serait surla plus avancde, suivant l’ordre nu-