EUBUCAT10N INDUSTRIELLE.
89
Un 288“ de circonfürence üquivaut ä un arc de 1° 15' ou, en minutes, ä75'. Sous cette derniere forme, on voit qu’en donnant ä la r£gle75 partiesde grandeur quelconque, il suffisait de la placer ä une distance teile, queIa lunette, etant dirigüe sur une extremite de la regle, en möme temps quele (il du microscope se trouvait au commencement d’un 288“, il suffisait,disons-nous , que cette lunette füt transportee vis-ä-vis de la 75 e division,lorsque le plateau, en tournant avec l’alidade, avait achevd de parcourirson 288“. En faisant donc stationner la lunette fixee au plateau sur ehaquedivision de la regle, le tracelet aurait pu marquer 75 minutes sur le plateauou un degre et un quart. Cornme, par supposition, le duc de Chaulnes nevoulait marquer que des tiers de degre, il n’avait pas besoin de 75 lignessur sa regle ; il lui suffisait d’en avoir le 20* ou 3 et 3/4 de l’une, puisque15 minutes sont les 3/4 de 20'. Il faisait de preference une graduation, nonsur le plateau, mais sur une lame de cuivre, que l’on pouvait placer ä vo-lonte dans une position convenable, sous le fil de la lunette, et cette Posi-tion devait varier pour ehaque 288“ ä cause des 3/4 de parties qui etaientinsuffisantes pour marquer une division de plus. (Nous observerons en pas-sant que la regle devrait, pour la facilite des opürations, avoir cinq partiesegales, dont les deux extrümes seraient chacune partagüe en quarts, et quetoutes ces divisions devraient aussi ötre tracees sur le morceau de cuivreou patron dont il a ete question ci-dessus.)
Nous ajouterons quelques observations sur l’execution du procede : la premiere ,e’est que l’etendue d’une minute de degre, par uu rayon egal ä l’unite, est seule-ment 0,0002909 , quautite fort petite ä coustruire, et qui ne serait pas tout ä fait de1/3 de millimetre pour un rayon de 10 nietres. A cette derniere distance, la lon-gueur totale de la regle ne serait que de 0 m. 218166, et, par consequent, chacunedes parties de 0, 0581776.
La seconde est que, en considerant la regle comme une corde de l’arc, et pre-nant ses divisions pour des divisions seniblables de l’arc, on conimet une legereerreur, qui, ä la verite, n’en donne, pour un 288“ de circonference, qu’une d’en-viron 1" sur les divisions moyennes de l’arc.
La troisieme enfin, c’est que , pour plus d’exactitude , et, en meine temps, pourrendre tres-visibles, ä 10 nietres et bien au delä , des divisions plus petites que lemillimetre, il suffirait d’employer un double metre, dont une moitie garnie d’uncurseur ä nonius, füt graduee en millimetres, et dont l’autre moitie portät les tan-gentes de degres compiets par un rayon determine d’avanee , et füt aussi rnunied’un curseur. Les deux curseurs pourraient avoir des points blancs sur fond noirou reciproquement, dont le centre correspondrait ä la ligne de repere, ou bienencore, des croix de Saint-Andre, que le duc de Chaulnes preferait. Si l’on voulait,pour mesurer des angles plus grands, prolonger les regles plus loin, il vaudraitmieux remplacer les marques des curseurs par de petites spheres de diametre süffi-sant. Ces moyens pourraient s’employer pour verifier les divisions d’une plate-forme,au moyen de son alidade ä pointe, et faire reconnaitre les erreurs de division et leserreurs provenant du forage des trous , ou meine aider ä diviser le plateau, si l’oun’a pas ä sa disposition des instruments plus commodes.