PUBLIC AT10N INDUSTRIELLE.
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Methode de Troughton. — Troughton marquait sur son limbe 25bpoints tres-petits, representant 256 divisions qu’il rendait aussi egales qu’ille pouvait. Pour que les points fussent places ä une m6me distance ducentre , le pointeau ou la pointe conique qui devait les piquer 6tait rive äl’extremite d’un ressort attache ä quelque distance du plateau. La simplepression du doigt, modifiee m6me par un buttoir inferieur, suffisait pourexecuter l’operation du piquage, aprös laquelle les points etaient nume-rotes.
Troughton employait deux lunettes comme le duc de Chaulnes; il s’enservait, comme lui, pour comparer les deux parties de chaque arc, c’est-ä-dire, d’abord les deux demi-conferences, puis les quarts, les huitie-mes, etc.; mais il ne pouvait pas corriger les erreurs, puisque les pointsetaient imprimes sur le plateau. Il se contentait donc de mesurer la diffe-rence des arcs compares, et de l’ecrire, dans une colonne, en regard dupoint dont il voulait connaitre l’erreur. Pour estimer les differences, l’unedes lunettes avait un micrometre, c’est-ä-dire que son fil, attache ä uneplatine de cuivre, avait un mouvement de transport, lorsqu’on tournait unecrou d’un diametre assez grand pour porter 100 divisions, dont 50 secomptaient ä droite d’un point zero, et 50 ä gauehe du möme point. Cezero etait plac6 entre un signe plus et un signe moins, afin qu’on püt aussiecrire, pres des differences observees, le signe qui, le premier, se presen-lait ä l’index.
Avec un tel instrument, on ne pouvait mesurer que des erreurs d’unepetite etendue, ce qui supposait que les 256 divisions etaient presque egales.Pour les obtenir, Troughton prenait un disque 16 fois plus petit que le pla-teau , et le mettait en contact avec lui, ce qui formait un engrenage parfrottement, et, au-dessus du point de contact, il plagait une lunette ä fil.Chaque fois donc qu’une des 16 divisions qu’on avait tracees d’avance surle disque passait sous la lunette, on piquait un point sur le plateau, ce quidonnait, aprös un tour complet du plateau, 256 points. La difficultö defaire le disque 16 fois plus petit que le plateau, ni plus ni moins, s’eludaiten lui donnantune forme un peu conique, et, comme ses axes etaientplacösentre deux vis, on pouvait le monter ou le descendre autant qu’il le fallaitou ä tres-peu prös, pour compter les seize revolutions.
mode de striage, qui consistait ä supposer deux cercles mat^rieis pour former le limbe a strier.Ces deux cercles etaient provisoirement perces de quatre trous tellement ajustös, qu’cn tournant l’undes cercles sur l’aulre, Iorsqu’un trou quelconque du cercle sup^rieur correspondait ä l’un de ceuxdu cercle inferieur, il y avait egalement correspondance des trois autres ou plutol des six aufrestrous. Les cercles etaient röunis par des vis, et, apr£s une passe de striage, on changeait ces cerclesde position; on continuait ainsi jusqu’ä la fin. Pour que la premiöre Operation Tut possible, il fallaitque le nombre de stries de la premiöre passe füt divisible par 4. En admettant qu’il le füt, on devaitamincir les stries pour les ögaliser, et, pour leur rendre une nouvelle profondeur, on courait le.ris-que d’en perdre quelques-unes, ä moins qu’on n’eüt employe une nouvelle vis, ce dont on ne parlepas. Nous pensons que cette m^thode est införieure ä la pröcedente, car ses pöriodes d’erreurs sont30 fois moins nombreuses.