PUBL1CATI0N INDUSTRIELLE.
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pour cet objet, afin de les porter ä la presse liydraulique horizontale, oüla pression est non-seulement plus forte que la premiere, mais encore doitse faire ä une temperature elevee, parce qu’on a reconnu quelle facilitaitconsidörablement l’extraction de l’acide oleique, qui est liquide.
Pour obtenir cette temperature on chauffe prealablement les plaques defer inteposees entre les sacs, et on fait venir de la vapeur dans les cötesde la presse. Cette application, qui parait avoir öte faite d’abord en Angle-terre oü eile produisit de bons resultats, a öte importee en France parM. de Milly, qui, des premiers, monta a Paris une grande fabrique debougies stöariques (1). Nous croyons que cette nouvelle application de lavapeur aux presses hydraliques est susceptible d’ötre faite dans d’autresfabrications oü une certaine temperature peut 6tre tres-favorable pour faci-liter l’extraction des matieres liquides; et, dans tous les cas , nous avonspense que cette presse, teile qu’elle est etablie, dans des dimensions quila rendenttrös-puissante, pourrait ötre vue avec interöt par nos lecteurs.
DISPOSITION GENERALE DE LA PRESSE.
PLANCHE 6.
Du corps de presse et de son piston. —Dans ce genre de presse,comme dans les presses hydrauliques dites verticales, le corps de pompeest un cylindre en fonte creux A d’une forte epaisseur, ferme d’un boutetouvert de l’autre, mais couehe horizontalement. La töte de cette pompeest un large sommier B qui est venu de fonte avec la masse, et qui reposesur un massif en magonnerie. (Yoyez l’elevation fig. 1, et la coupe longi-tudinale fig. 3.) Un second sommier B', de möme forme que Ie precedent,mais fondu söparement, est place a l’autre extremite de la presse oü unmassif semblable le regoit egalement. Ces deux sommiers sont lies ensemblepar de longues barres ou tirants I, en fer meplat corroyö, qui, en rnömetemps, maintiennent Ieur ecartement. (Yoy, le plan, flg. 2, et la coupetransversale flg. 4.) Car, d’une part, des clavettes a double talon n, ajusteesentre des appendices venus de fonte avec les sommiers, traversent les mor-taises pratiquöes ä l’avance dans ces barres, et determinent ainsi la dis-tance invariable qui doit exister entre eux, et de l’autre, des clavettes sem-blables o\ et des clavettes droites o, viennent au dehors de ces mömessommiers, ajustees comme les premieres, les serrer tres-fortement, demaniere älesrendre entiörement solidaires. 11 faut que ces barres puissentresister a la force de traction, pendant 1’ünorme pression qui a lieu dansl’appareil lorsqu’il travaille. Nous ferons voir plus loin que, par les dimen-sions que le constructeur Ieur a donnöes, eiles peuvent aisement supportercet effort sans crainte de rupture.
Le piston de la press e est aussi un cylindre creux en fonte C, tournüexterieurement dans to ute sa longueur, et ajuste avec le plus grand soin
Ü) Yoyez pour les details de cetle fabrication le lome HI de ce Recueil.
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