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PUBLIC ATION INDUSTRIELLE.
Ces ingdnieurs ont egalement utilise la chaleur perdue des fours ä puddleret a rechauffer, pour la formation de la vapeur. 11s ont encore, ce qui estplus rare, applique la combustion des gaz des feux d’affinerie, ä la gene-ration de la vapeur necessaire aux moteurs de marteaux de forges, mar-chant au charbon de bois. Nous croyons que cette application, qui jusqu’icin’a ete faite que par ces messieurs, et qui a donne de bons resultats, serepandra avec autant de succes que celles qui ont 6te faites sur les hauts-fourneaux.
DESCRIPTION DE L’APPAREIL
ETABLI AU HAUT-FOURNEAU DE VILLERAPT. — (FIG. 1 ET 2, PL. 7.)
Le Systeme de chauffage d’une chaudiere ä vapeur, par la chaleur per-due, presente dans ses applications des diflicultes que Ton ne rencontresouvent pas par l’emploi de la chaleur directe, et exige des dispositionsparticuliöres que les ingenieurs doivent etudicr avant de les mettre äexdcution.
Les principales questions ä r^soudre dans ce Systeme, quel que soit d’ail-leurs le dispositif adopte, sont les suivantes (1) :
« 1° Employer le plus utilement possible la chaleur due ä la combustiondes gaz qui s’echappent du gueulard, sans nuire ä la marche du fourneau;
« 2° Obvier aux variations d’intensite de calorique, inherentes 6videm-ment au mode de chargement et de marche d’un haut-fourneau;
« 3° Eviter les inconvenients et les dangers qu’amenent infailliblementles mouvements des maconneries que subissent les fours des hauts-four-neaux, sous l’influence des hautes temperatures;
« 4° Enfin, adopter des dispositions telles, qu’on ne soit pas obligd d’ar-röter la production de vapeur et la marche de la machine, dans le cas oül’on mettrait bas le haut-fourneau. »
Par la disposition que MM. Laurens et Thomas ont adoptee, on verra queces diverses questions ont ete completement remplies, apres avoir lu ladescription que nous allons donner de leur appareil qui est represente encoupe verticale sur lafig. 1 (pl. 1), eten projection horizontale (flg. 2).
Sur le gueulard du haut-fourneau, les auteurs ont place une tremie enfonte B, de forme tegerement conique, et ouverte ä ses deux bases; eile est fixee par son rebord sup^rieur sur le sommet m6me du gueulard, danslequel eile est compldtement plongee. C’est par cette tremie que TonCharge les matteres qui constituent le lit de fusion, comme on le feraitpar un gueulard ordinaire. Elle pourrait ötre aussi faite en töle de 3 a 4millimetres d’epaisseur seulement. II est inutile de la recouvrir par unregistre.
II est aisö de voir dejä que tous les gaz qui s’clevent de la cuve A du
(!) Voyez le memoire public dans les Annales des Mines, vol. xvu, 1840, par M. E. Flachat.