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PUBLICAT10N INDUSTRIELLE.
section que le precedent: ils ecbauffent ainsi la seconde moitie de la cliau-diere, exceptö dans l’epaisseur de la möme cloison e, qui separe Ies deuxcarneaux. Enfin ils se rendent dans la capacite K, et de la ä la cheminee L,apres avoir encore circule autour de la partie supörieure de la chaudiörequi forme reservoir de vapeur, afin de secher celle-ci en la maintenant ä satempörature. On n’a pas a craindre ici, comme dans des fourneaux ordi-naires, que le generateur s’öchauffe jusqu’au rouge, parce que les gazenflammes ne se trouvent pas, quand ils arrivent vers cette partie, ä unetemperature assez elevee pour qu’ils soient capables de brüler la töle ; c’estdu moins ce qui a ete reconnu par Ies ingenieurs möme.
La cheminee L peut avoir 6 ä 7 metres de hauteur; eile est en töle etrepose sur une voüte en briques supportee elle-möme par des barres defer; on regle ä volonte son ouverture par un registre circulaire g , que l’ondoit pouvoir manoeuvrer ä la main, afin de determiner un tirage plus oumoins actif, et proportionnel d’ailleurs a la quantite de gaz brüle.
La ma^onnerie qui entoure la chaudiere et qui forme son fourneau estentiörement en briques refractaires; on voit qu’elle est isolee de la chemisedu haut-fourneau, et par consequent eile n’a pas ä craindre les effets de ladiiatation. Des pattes en fer qui y sont scellees, maintiennent la chaudiöredans la position verticale qu’on lui a donnee , de sorte qu’ä l’exception dudöine qui la termine, eile est completement dans le fourneau. Ce dömeporte le trou d'homme i, par lequel on peut s’introduiredans la chaudierepour la nettoyer, et aussi les appareils de siirete, les rondelles fusibles etle flotteur qui n’ont pu etrefigures sur le dessin.
Le depart de la vapeur pour le mouvement de la machine a lieu par letuyauj (fig. 1) qui a son origine au sommet du döme, et traverse toute lahauteur de la chaudiere pour sortir par la partie inferieure; etl’eau d’ali-mentation est amenee par le second tuyau /, qui aboutit directement acette partie inferieure de la chaudiere.
Au-dessous du bouilleur G, MM. Laurens et Thomas ont eu le soin deplacer un foyer ordinaire a grille M, dont le cendrier toutefois est munid’un registre. Ce foyer de secours ne doit servir que dans des circonstancesexceptionnelles, comme lorsque le haut-fourneau est arrete, par exemple,et qu’on veutcependant faire marcher la machine qui donnele mouvementä une soufflerie ä piston destinee ä alimenter deux hauts-fourneaux aucharbon de bois. La chaleur perdue, resultant de la coinbustion des gazqui sortent du gueulard du haut-fourneau represente sur le dessin, est biensüffisante pour la marclie de la machine ä la force de 12 ä 1V chevaux qu’elledoit avoir pour que sa soufflerie puisse fournir tout le vent necessaire ä cesdeux hauts-fourneaux, et qui produisent chacun environ 4000 kilog. defonte grise par 24 heures.
La cheminee en töle N, qui est placöe au-dessus du canal C, est destinöeä l’evacuation des gaz du haut-fourneau, lorsqu’on n’öchauffe pas la chau-diere ; eile donne egalement issue ä l’exces des gaz qui ne trayersent pas