A BROYER
OU A MOUDRE LES SUBSTANCES EURES ET SECHES,
(PLANCHE 10.)
II a etd propose et mis ä exdcution bien des machines, bien des appa -reils destines ä broyer ou a moudre les diverses substances employees dansles arts et l’industrie. Mais, en general, ces appareils ou ces machines fontun travail special, et nesontpas suseeptibles derecevoirun grand nombred’applications, ou du moins ne peuvent presenter lemöme avantage pourles matiöres differentes qu’on soumet ä leur action. Ainsi les meules hori-zontales, si avantageuses pour moudre lesgrains, seraient difficilementappliquees a moudre du platre ou du noir animal. De möme, les cylindresque l’on emploie pour broyer les os ne peuvent suffire a röduire le ble enfarine avec la nieme economic. Les moulins ä noix ou ä cloches, dans les-quels on moud le plütre, les ecorces de chene, les feuilles de tabac, etc.,ne sont egalement pas d’une bonne appiication pour moudre l’asphaite oud’autres substances resineuscs.
II est evident que toutes ces substances etant differcmment composees,de nature souvent essentiellement differente, ne peuvent etre reduites enpoudre ou en farine par une meme manipulation; les unes demandentäßtre plutöt dechirees que comprimees, d’autres, au contraire, doivent ötreplutöt fortement pressees. II y a donc, en realite, une difficulte mecaniquetres-grande pour arriver a faire une machine qui puisse s’appliqucr danstous les cas avec les möines avantagcs, la meme economie de main-d’oeuvre et de force motrice; car il ne faut pas seulement, en industrie,qu’une machine puisse bien operer, il faut encore qu’elle travaille econo-miquement,