2i6 PÜBLICATION INDUSTRIELLE,
en arriere, au moyen de la manivelle fixee sur l’arbre g, jusqu’ä ce que lagravure soit suffisamment enfoncä. On desserre ensuite la vis r, et le res-sort P releve aussitöt le porte-molette M, assez haut pour que les deuxmolettes ne se touchent plus.
On fait alors tourner la molette-mere e, au moyen de la roue de divi-sion G, en prenant, par le levier ä cliquet G', le nombre de dents neces-saires et correspondantes ä la partie developpee du dessin reproduit. Onremet le relief ä sa place, au moyen de l’aiguille qu’il porte, comme on l’adejä fait en premier lieu, et on repete la möme manceuvre. On continueainsi jusqu’ä ce que le tour complet de la molette-mere soit acheve.
Quand un premier tour est ainsi termine, on fait avancer le Supportinferieur A, qui porte la molette-mere, au moyen de la vis de rappel l etde la roue dentee J, que l’on fait tourner par le levier ä manche K , d’unequantite voulue par l’äcartement qui doit exister entre les dessins, afm decontinuer l’opäration comme precedemment.
Lorsque toutes les parties du dessin sont enfoncees ou produites sur lamolette-märe, on la polit sur place afin d’enlever les bavures, et on recom-mence ä enfoncer les memes objets jusqu’ä ce qu’il ne se forme plus derefoulures.
On peut aussi, si on le juge convenable, enlever la molette et la montersur un tour pour la polir, puis la remettre sur la machine pour continuerle travail. On est quelquefois dans l’obligation de recuire les molettes avantde pouvoir les achever.
On comprend sans peine qu’il faut une bien grande precision pour fairecette suite d’operations, et surtout pour parvenir ä rentrer dans les memesparties de la gravure cinq ou six fois de suite. Aussi cette macliine exige-t-elle des soins tout particuliers et un ouvrier bien intelligent pour la con-duire; car on ne saurait trop apporter d’attention et d’exactitude dans letravail.
Nous ne pouvons trop dire que M. Huguenin, qui construit de ces ma-chines avec une precision admirable, s’est acquis dans cette brauche inte-ressante de l’industrie des tissus, une reputation bien justement meritee.II a donne des preuves que, dans ce genre de machines, comme dans ungrand nombre d’autres, la France ne le cede en rien ä nos voisins d’outre-mer, et que souvent möme eiles sont prfsföröes.