PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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chiffres les mesures metriques lindaires. (Yoir pour plus de details, et pourson nouveau systöme de dötente variable, le IV e vol. de ce Recueil.)
Machine a Emission de M. Staite. — Cette machine, qui a dte importeeen France comme nouvelle, et que Ton a pu voir dans l’etablissement deMM. Derosne et Cail, äChaillot, puis ä Reims , est etablie sur un principebien connu et fort ancien:eile consistedans ladisposition d’une barrecreusemetallique montee a angle droit sur un axe en fer, et percee a chaque boutd’une trös-petite ouverture ; la vapeur arrive de la chaudiere par cet axe,qui est aussi creux dans une partie de sa longueur, et de lä eile se renddans la barre, pour s’echapper par les seules issues quelle trouve ä ses ex-tremitös. Elle determine ainsi, en sortant, le mouvement de rotation de labarre et de son axe, mouvement qui est tres-rapide, car eile correspond äune vitesse de 23 ä 24 metres par seconde ä la circonference decrite par lecentre des orifices. L’auteur pretend, d’apres une brochure assez etenduequ’il a publieeen 1841 ä Paris chez M. Raymond-Bocquet, libraire, que cen’est pas par l’effet de la reaction que la rotation est produite: c’est enele-vant, dit-il, la pression d’un des cotes des bras de la barre, detruisantainsi jus-quä un cerlain point l’equilibre,et comrnvniquant dans une direction oppo-see, une pression egale ä celle qui a eie enlevee , quelle qu’elle soit. C’est Sansdoute pour cela qu’il lui a donne le nom de machine rotative ä emission.
II ne nous a pas ete permis de donner lesresultats obtenus avec ce pr6-tendu nouveau Systeme de machine ä vapeur, car jusqu’icinous ne sachonspas qu’il ait ete fait des experiences serieusessurcelles qui ont ete ä Chail-lot et a Reims , et malgre les chiffres et les certiflcats publies dans la bro-chure de M. Staite, nous pouvons encore douter des resultats, en sachantqu’une machine tout a fait semblable, importee par un Americain, mar-chait chez M. E. Philippe, ä Paris , il y a bien six ans; et que cetle machinepour laquelle on a fait venir un grand nombre de savants industriels, in-genieurs et mecaniciens, est aujourd’hui abandonnee, et pour ainsi direjetee ä la ferraille. A cette epoque, le gouvernement prdvint la personnequi fut chargee de prendre un brevet en France , que le principe n’etaitpas nouveau (on sait que Ileron d’Alexandrie l’avait pose 120 ans avantJesus-Christ ; voir l’Histoire des machines ä vapeur par M. Arago), et ill’engageait, d’aprös l’avis du comite consultatif, ä ne pas persister dans sademande; eile fut en effet abandonnee.
Machine a cylindre rotatif de M. Romance. — L’auteur, ouvriermecanicien qui a acquis beaucoup d’hahitude dans la construction des ma-chines ä vapeur, a con?u l’idee de rendre le cylindre ä vapeur rotatif, d’unemaniere continue. A cet effet, il fait porter son cylindre sur deux tou-rillons comme dans la machine oscillante de M. Cave, et il attache sonpiston ä une tige qui traverse les deux fonds du cylindre et qui se relie ä