MACHINE
A MOIRER ET A GAUFRER LES PAPIERS,
LES TISSUS, LES FEU1LLES METALLIQUES, ETC.,
La fabrication des papiers de tenture est devenue tellement recherchee,tellement repandue en France , que l’on est arrive aujourd’hui ä les livrerä un prix extrömement modique et ä en fabriquer, pour ainsi dire, pour tousles pays du monde. II est vrai que, par l’adoplion des macbines continues,les papiers blancs sont eux-mömes vendus ä tres-bon marche; mais il tautbien Ie dire, l’impression de ces papiers ä une seule et möme ä plusieurscouleurs se fait aetuellement avec une si grande rapidite, qu’elle ajoutepeu au coüt de la matiere premiere. A l’aide des procedes aux rouleaux,on imprime avec la möme celerite que les tissus de coton ou de laine, eton varie les dessins, suivant la mode, selon les goüts, comme on le faitdans les fabriques de toiles peintes. C’est ainsi qu’ä Paris , oucette brancheinteressante de l’industrie a pris la plus grande extension, on livre main-tenant des papiers de tenture ä une et möme ä deux et trois couleurs ä0 fr. 50, 0 fr. 60 et 0 fr. 80 c. le rouleau; il y en a möme ä des prix infe-rieurs. Par les nouveaux procädäs brevetes de MM. Bouquet et Goubin quis’occupent specialement de l’impression des papiers rayes, dans tous lesgenres et surtoute espece de fonds, nousne doutons pas qu’ils n’arriventä rendre encore les produits de cette Industrie plus economiques, tout enles perfectionnant. En effet, sans employer de planches gravees en relief,comme on le fait encore dans un grand nombre de fabriques; sans faireusage non plus des rouleaux graves en creux qui permettent d’operer tres-rapidement, ces habiles fabricants ont congu une disposition fort simplepour effectuer toute espece de rayures soit sur papiers blancs on foncds, soitsur dores ou veloutes, en depensant moins de couleur qu’ä la planche et enmarchant avec autant de celerite qu’au rouleau.
Ce n’est pas seulement sous le rapport du bon marchä que Ton doit en-