PDBEICATION INOCSTRIELLE.
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planchcr ou le sol Je l’atelier, et sont maintenus plus haut par cinqfortes traverses de fer B ä ecrous et ä embases. C’est ä la partie superieurede ces chdssisque sont adapteslescoussinets desaxes des rouleaux destinesä moirer ou ä gaufrer, et en meme temps ceux des tourillons des arbresqui doiveut leur donner un mouvement de rotation.
Des rouleaux graves en cuivre. —Dans l’operation du moirage oudu maroquinage des papiers, des tissus ou feuilles metalliques, on emploiedeux especes de rouleaux; ce sont des rouleaux en cuivrc ou en bronze etdes rouleaux en papier. Les premiers, reprdsentesen G et C' sur le dessin,peuvent etre pleins ou creux; ils regoivent sur toute leur surface exte-rieure une gravure plus ou moins prononcee, suivant le resultat que l’onveut produire. Ainsi, pour le moire , on fait le plus souvent une gravuremoins profonde : eile se compose en general d’une suite de traits enhelice, dans une seule direction , et que Ton affaiblit dans de certainesparties, en adoucissant et en formant des nuances variables. Pour legaufre ou le maroquin, on grave au contraire tres-profond, en tragantdes helices qui se croisent, de maniöre a former deslosanges, dont lescötcs sont saillants. Lorsqu’on veut faire des imitations chagrin, lerouleaudoit 6tre grave en semes ou pointiilöstres-prononces, de maniere ä formerdes creux et des saillies irrögulieres. Ces deux derniers genres de gravuresse font le plus ordinairement a la machine ä graver; aussi eiles sont d’unprix beaucoup moins eleve. En effet, on paye en general pour graver unrouleau de la dimension de celui que nous avons dessine, 200 ä 300 fr. auplus, en maroquin ou chagrin ; tandis qu’il faut compter 1,000 ä 1,200 fr.quelquefois pour la gravure d’un cylindre moire.
11 est preferable de faire les cylindres creux comme celui qui est vu endetail sur les fig. 6 et 7, parce qu’ils permettent d’y introduire des bou-Ions prealablement chauffes au rouge, pour les echauffer, et on a reconnudans la fabrication , que , lorsqu’on opere ä un certain degre de tempe-rature, on obtient des moires ou des maroquins plus brillants. Les dimen-sions que l’on donne ä ces cylindres sont determinees par les formats despapiers que Ton emploie : en general c’est Ic raisin qui est leplus en usage;la machine qui nous occupe est construitepource format, ainsi les cylindresportent 51 centimelres de table ou de longueur de partie gravee, et 14 cen-timetres de diamötre. Celui—ci est susceptible de dimiriuer, parce qu’onabat quelquefois la gravure pour la renouveler.
Des roüleaux en papier. —Les seconds cylindres D, D'contre les—quels doit s’operer la pression des premiers doivent etre en papier, afin deconserver une certaine elasticite que n’ont pas les rouleaux metalliques.Ainsi, des rouleaux en fonte ou en fer, lors meme qu’ils sont recouvertsd’un drap, ou d’un lange de laine, ne conviennent pas : ils fatignent lagravure des cylindres de cuivre, et tres-souvent ils font maculer. L’execulionde ces cylindres en papier, qui presentent beaucoup d’analogie avec ceuxque l’on emploie dans les machines ä calandrer ou ä lustrer les Stoffes,