VENTILATEURS ASPIRANTS
A FORCE CENTRIFÜGE ET VIS PNEUMATIQUE,
APPLIQUES A L’AERAGE DES MINES DE HOUILLE.
(PLANCHE 27.)
-«)»»--
Pour qu’une mine soit bien adree, il faut qu’un courant d’air incessantet suffisamment rapide, venant du jour, circule dans toutes ses parties,afin d’entrainer au dehors les gaz nuisibles qui s’y forment continuelle-ment. Ce courantpeut 6tre determine par la seule influencedes differencesde densite entre l’air atmospherique et celui qui remplit les galeries,combind avec une disposition convenable de l’ensemble des excavationssouterraines et des ouvertures qui les mettent en communication avecle jour.
On dit alors que l’adrage est naturel. II arrive rarement que cet aeragesuffise pour que l’air y soit convenablement salubre.
L’aerage est dit artificiel lorsqu’il exige l’emploi d’une force motricecontinuellement agissante.
On doit, autant que possible, disposer l’ensemble des travaux Souter-rains, ainsi que les puits et les galeries qui aboutissent au jour, de teileSorte que la circulation de l’air ait lieu naturellement, et que la forcemotrice, quand on est oblige d’y avoir recours, vienne aider l’action descauses naturelles.
L’aerage naturel peut avoir lieu, soit par une excavation avec une seuleouverture, soit par des excavations ä deux et plusieurs ouvertures, et pardes puits et des galeries de creusement. L’aerage d’un puits verticalest considerablement accru par des filtrations d’eau venant de la partiesuperieure.
Les moyens göneralement employes pour produire un aerage artificiel,lorsque le premier est insuffisant, sont de deux especes, savoir:
1° Les foyers d'aerage qui doivent 6tre, autant que possible, etablis äune grande profondeur, c’est-ä-dire au bas du puits par lequel l’air sort.Plus ce puits est profond, plus une meme elevation de temperature, com-muniquee ä l’air, est efficace. Quelques Ingenieurs proscrivent entiere-ment ces appareils, comme dangereux dans les mines ä grisou.