Band 
Tome deuxième
Seite
337
JPEG-Download
 

337

PURLICATION INDUSTRIELLE.

simplicite de construction et dinstallation, et de plus detre dun faiblevolume. Elles ont, en outre, lavantage de fonctionner, ä volonte, commemacliines soufflantes ou comme machines aspirantes, sans aucune modi-fication et en changeant simplement le sens du mouvement de rotation.Ceci les rend surtout propres a ötre employees, ainsi que la remarqueM. Motte, comme machines portatives de sauvetage, lorsquil faut pene-trer, ä la suite daccidents, dans des cavites infeclees de mofettes, poursecourir des ouvriers asphyxies. Dans ce cas, elles doivent gendralementfonctionner comme machines soufflantes. Elles pourrontetre etablies presde 1embouchure de la galerie infectee, en un point le courant dairgeneral soit sain.

M. Motte a annonce dans son traite que sa vis pneumatique pouvaitdonner un effet utile egal aux 67|100 es du travail depense. M. Combes, touten la regardant comme reunissant toutes les conditions principales dunbon appareil, ne croit pas quelle utilise beaucoup plus des 50/100 dutravail moteur transmis ä laxe de rotation, mais que, sous le rapport deleconomie de ce travail moteur, eile est au moins aussi avantageuse queles grandes machines ä piston.

Les effets dune vis pneumatique nont aucune analogie avec ceux de lavis soufflante de M. Cagnard-Latour, appelee cagnardelle, laquelle, exe-cutant la moitie de sa rüvolution dans lair, et lautre moitiö dans leau,puise par son oriflce superieur de leau et de lair alternativement. Lair,occupant toujours la partie la plus elevee de chaque spire, tandis queleau occupe la partie hasse, descend de spire en spire, en se comprimantde plus en plus, sous les pressions des colonnes deau qui separent lesespaces occupes par fair, et finit par sortir au bas de la vis pour passerdans le porte-vent.

«Lorsquon prend une simple vis, dit M. Combes dans son Supplementau Traite de lAerage des mines, quon la löge dans une cloison perceedune ouverture cylindrique, et quon la fait tourner suivant le Systeme deM. Motte, lair qui remplit cette vis ne peut etre deloge et ne pcut cir~culer en sens inverse du mouvement de rotation imprime ä celle-ci, quenvertu de la pression determinee par le choc de lorifice anterieur de la vissur lair que cet orifice vidnt frapper, et du vide determine en arriere deson orifice postdrieur, par suite du mdme mouvement. II ny a aucuneffet de force centrifuge, car lair peut sortir de la vis ä la möme distancede Taxe de rotation il est entre. »

Nous devons ajouter ä ces observations les documents suivants quiviennent de nous 6tre adresses, sur notre demande, par M. Rainbeaux,et qui sont dus ä M. Glepin, ingenieur trös-distingue au Grand-Hornu,pres Mons :

Cette vis (celle representöe sur les fig. 7 et 8, pl. 27), est etablie sur lepuits aux echelles de la fosse n° 1, du charbonnage de Sauwartan-sur-Dour.

u...

22