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1’UBLICATION INDUSTRIELLE.
appareils, dont plusieurs pieces ont des dimensions si monstrueuses, ilimporte, disons-nous, que les outils qui doivent les travailler soient assezpuissants pour enlever de forts copeaux ä la fois, sans quoi il serait impos-sible aux mecaniciens de les construire avec quelque chance de benefice.Ainsi, par exemple, si l’on examine une manivelle des machines d’un ap-pareil de 450 chevaux, tels que ceux qui ont ete construits par M. Cave,eile a, toute finie :
1“ 140 de rayon, mesure d’un centre ä l’autre;
0 820 diambtre au moyeu qui embrasse l’arbre;
0 430 epaisseur ä ce moyeu;
0 480 diametre de l’ouverture ou de l’arbre;
0 520 diametre au manneton;
0 335 epaisseur ä ce manneton;
0 280 diametre intbrieur;
0 240 epaisseur au milieu du corps;
0 435 largeur vers ce milieu.
Comme une teile manivelle est en fer corroye, provenant d’un grandnombre de bandes reunies et soudbes ensemble au martinet, il serait troplong et trop coüteux de chercher seulement ä approcher de ces dimen-sions parle martelage. Aussi, en sortant de la forge, eile presente, onpeut le dire, une masse presque informe, ou au moins tellemcnt gros-sere, qu’il faut la travailler dans tous les sens pour la rendre ce qu’elledoit ötre reellement. Dans ce travail, la machine a mortaiser joue un tres-grand röle, et celle de M. Cave prbsente ce precieux avantage de permettrede la dresser sur toutes ses faces, de l’aleser et de la rainer. Il n’est pasrare que Ton ait quelquefois 3 ä 4 centimetres d’bpaisseur de metal äenlever dans certaines places. Pour les ouvertures memes, comme ellesviennent de forge proportionnellement beaucoup plus petites qu’elles nedevraient l’etre, on les agrandit d’abord par l’outil a mortaiser, avant d’ypasser l’alesoir, parce que l’operation se fait plus rapidement.
Sans doute il faut depenser plus de force motrice, pour enlever ainsi äfroid une grande quantite de fer sur une forte piece qui a ete mal rendue,comme forme , ä la forge; mais cette depense est incomparablement bienmoindre que celle que Ton serait oblige de faire en hommes et en combus-tible, si l’on voulait les parer entibrement, c’est-a-dire les achever plusparfaitement au feu. On aurait de plus le grave inconvenient de risquerbien plus souvent de bruler la piece en chauffant beaucoup trop certainesparties. Ce a quoi l’on doit plus particulierement s’attacher pour la confec-tion de ces manivelles, comme des arbres, des bielles, des traverses depiston, etc., c’est au corroyage, a la soudure de toutes les barres entreelles, et qui doit exister aussi bien au cceur qu’a la circonference. ChezM. Cave, qui a acquis, dans ce genre de travail, une bonne renommee,on l’execute de maniere ä ne rien laisser ä desirer. Toutes ces grosses pieces