PUBLIC AT10N INDUSTRIELLE.
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Les goujons des roues intermödiaires q et t et de leurs pignons, sontassujetis sur une bride en fer o en deux pieces (fig. 12 et 13), liees entreeiles autour du canon 0; mais, afin de ne pas 6tre entrainee avec celui-ci,dans son mouvement de rotation, eile porte une patte traversee par latringle verticale R, qui, retenue par ses deux extremites au bätis (fig. 8),sert de guide ä la bride dans sa marche descensionnelle ou ascensionnelle.
II resulte de la disposition de ce mecanisme, que l’arbre vertical C, entournant, entraine dans sa rotation le canon 0, et par suite le cercle dentequi est fondu avec lui. Ce dernier fait donc aussi tourner la roue interme-diaire q, et par suite les deux autres t et T. Or, les rapports entre toutesces roues et leurs pignons sont tels, que pour une revoiution de l’arbre C,la grande roue T et son ecrou ne peuvent faire que O m 032. Mais le pas dela vis de rappel k' qui traverse l’ecrou est de 16 millimetres; comme eileest fixe lorsqu’elle sert pour fialesage, eile fait donc marclier cet ecrou etl’arbre d’une quantite egale ä
0,032x16 = 0,512,
c’est-ä-dire que la marche descensionnelle du porte-outils est d’environ1/2 millimötre pour chaque rövolution qu’il parcourt. On peut evidemmentvarier ce degrö de pression des lames ou des burins, en changeant les pi-gnons ou les roues intermödiaires, ce qui est permis par les coulisses ourainures menagees dans la bride qui porte leurs axes.
11 est inutile d’observer que l’on a du, avant de commencer l’operationde fialesage, regier convenablement la position des plateaux-manivelles etdes bielles U, de mani&re qu’elles ne puissent bouger, afin que la vis derappel soit elle-m6me maintenue dans une position invariable.
Moyen de remonter le porte-outils. — Lorsque la piöce qui doit6tre alesee est en place, il faut determiner la hauteur convenable ä laquellele porte-outils doit ötre eleve, pour que la lame ou les burins se trouventimmediatement au-dessus de l’entröe superieure de cette piece. De m6me,quand l’alesage est termine, il faut remonter le porte-outils pour degagerla lame et la piece. On fait usage, ä cet effet, de la roue ä dents liolicoidcsd, qui a dtd rapportee ä la base inferieure du gros pignon D, et aveclaquelle on embraye alors une vis sans fin dont faxe d' porte une mani-velle d r \ que l’on peut tourner tres-rapidement ä la main. Il est ä remar-quer que faxe de cette vis est porte d’un bout par le manche b , au milieuduquel est justement mdnage un renflement percc, et ä l'autre extremite,par le levier c', qui est lui-m6me suspendu ä f arbre b'. Il en resulte quelorsqu’on debraye le pignon a, en poussant le manche c de gauche ä droite,pour lui faire occuper la position inclinee qui est representee sur la fig. l re ,on embraye, en möme temps, la vis sans fin avec la roue dentee d, et demöme quand on embraye le pignon a avec la roue p, on debraye, au con-traire, la vis sans fin. Cette disposition est, comme on le voit, fort inge-nieuse et tres-commode.