La fabrication des briques est d’une teile importance, et tellement repan-due aujourd’hui dans les constructions, que de toutes parts on a du cher-cher ä l’ameliorer, soit pour la rendre moins coüteuse, soit pour la multi-plier encore, s’il est possible. Aussi, depuis longtemps on s’est occupe defaire ce travail möcaniquement, et un grand nombre de machines plus oumoins ingenieuses ont dte proposees et mises ä execution pour atteindrece but. Mais, soit que le prix de la fabrication a la main se trouve, danscertaines localites, tres-peu 61eve, soit que l’on y ait acquis une assezgrande habitude pour reduire lamain-d’ceuvre notablement, soit aussi queles procedes mecaniques n’y soient pas assez avances, on peut dire quedans bien des contrees on fabrique toujours manuellement, et que c’estavec peine que les machines commencent ä s’y introduire.
II faut reconnaitre aussi que les diflicultös que l’on rencontre pour ladivision, le melange, le corroyage et le rebattage des terres ne sont pas lesmömes partout. Ainsi, dans telles localites on trouve des argiles ou desglaises dont la tenacite et la consistance saponiforme sont plus grandesque dans d’autres; il en resulte, par suite, que les moyens mdcaniques em-ployes dans celles-ci sont tout ä fait insuffisants dans les premibres.
La Societe d’encouragement a tellement compris l’importance qu’il v au-rait pour l’industrie ä perfectionner cette fabrication, et surtout ä en rendreles procödes applicables dans toutes les contrees, qu’elle en a fait plusieurssujets de prix de la valeur de 500 ä 1,000 francs, soit pour operer d’unemanibre plus economique ou plus parfaite qu’on ne l’a fait jusqu’ici, ladivision et la malaxation des terres, le rebattage et le reparage des bri-