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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sous le rapport de la construction plus ou moins simple, plus ou moinsavantageuse, qu’elles doivent etre consideröes, que sous le rapport d’uueidee premiöre. Ainsi, la machine de M. Carville präsente certainement dansson ensemble des dispositions beureuses qui la rendent commode, facile ämanceuvrer, et lui permettent de faire beaucoup de travail avec economiede main-d’ceuvre et de force motrice, mais nous ne la regardons pas, a pro-prement parier, quant au principe , comme machine nouvelle. Elle n’enest pas moins fort interessante et digne detrouver place dans ce Recueil;car on le sait, pour nous , ce que nous recherchons ce sont les bons appa-reils qui fonctionnent bien et qui soient d’une utilite generale , plutöt queceux qui, reposant sur des idees entiörement neuves, ne sont pas encoresuffisamment sanctionnes par l’experience.
Nous allons donc decrire l’appareil de M. Carville dans son ensemble,de maniere ä faire comprendre successivement les diverses operations qu’ilexecute, et qui consistent :
1° Dansla division, le melange etle petrissage desterres;
2° Dans le moulage et le demoulage des briques.
Division, Melange et broyage des teures. — Les terres quel’onemploie pour la confection des briques et autres produils analogues, sonten general des glaises dont la natureesttrös-variable selon les localites, etque l’on doit melanger quelquefois avec du sable ou des composes d’alu-mine. Le melange et le corroyage de ces terres forment la premi&re etpeut-ötre la plus difficile Operation de toute la fabrication. Le moyen em-ploye par M. Carville pour effectuer cette Operation , consiste dans la dis-position d’un tonneau cylindrique A ä fond plat, et entiörement ouvert ä sabase superieure, par laquelle on introduit lesmatieres; il est traverse danstoute sa hauteur par un axe en fer B , qui est aussi vertical, et qui regoitson mouvement de rotation d’un manege ä un cheval, par le grand brasen bois C, au moyen de la douille en fonte a qui est attachee a son extre-mite (voyez la fig. l re quiestune coupe verticale faite par le milieu de toutela machine). Cet axe est retenu entre deux coussinets, dontl’un est adaptecontre une traverse superieure b qui relie les cötes du Mtis de la machine,et l’autre contre une traverse inferieure c fixee vers le fond du tonneau. 11est arme de plusieurs branches en fer meplat d, qui, implantees perpendi-culairement ä Taxe, presentent leurs faces inclinees ä 45° et portent dechaque cöt6 de celles-cides couteaux tranchants, pour, dans le mouvementde rotation, diviser et petrir les terres qui sont amenees directement dansle cylindre A par des brouettes ou par tout autre moyen. Elles sont ainsicoup^es et recoupees dans tous les sens, avant d’arriver ä la partie infe-rieure. Des branches ou palettes ef, plus fortes que les premieres, maisnon munies de couteaux, et qui sont rapportees tout ä fait ä l’extremite del’axe, reg.oivent aussi, de ce dernier, un mouvement rotatif pendant lequeleiles appuient sur la terre qui, ä mesure qu’elle est malaxee, arrive vers le