366
PUBI.ICATION INDUSTRIELLE.
DESCRIPTION DE LA MACHINE DE M. CAPOUILLET.
FIGURES 10, 11, 12, PL. 31.
La machine de M. Capouiilet repose sur un principe different de celleque nousvenons d’examiner.Elle consistedansl’application de deux grandscylindres de fonte, faisant l’offlce de laminoirs, dont l’un presente unesur-face parfaitement unie, et l’autre, au contraire, est perce sur toute sa cir-conference d’une suite de cavitds ou compartiments, dont les dimensionssont determinees par celles mömes des briques que l’on veut obtenir; danschacune de ces cavites s’ajustent autant de pistons rectangulaires qui rem-plissent exactement leur section. Ces pistons re<joivent un mouvement alter-natif dont la course est egale a l’epaisseur d’une brique. Lorsqu’ils sontrefoules ä l’intörieur, ils permettent ä la terre de penetrer dans les cavitesdu 2° cylindre, et eile s’y trouve immediatement comprimee par le pre-mier. Quand ensuite ils sont repoussös ä l’extdrieur, ils chassentau deliorsles briques qui y ont ete moulees et qui sont regues successivement sur desplanches, d’oü elles se transportent au sechoir.
Cette machine a ete construite sur de tres-grandes dimensions, parM. Giraudon, mßcanicien ä Paris , qui s’est beaucoup occupd et s’occupeencore de la construction des moulins ä ble, scieries mecaniques, moteurshydrauliques et ä vapeur. Elle a fite dtablie dans plusieurs contrees, parti-culierement en Belgique , äLondres, ä Dunkerque et dans les environs deParis . L’auteur annonce pouvoir fabriquer 50,000 briques et möme plus enune journee de 12 heures.
Malgre ces resultats, nous croyons la machine deM.Carville de beaucouppreferable ä celle-ci pour les petites et moyennes usines, en ce qu’elle estd’un prix de revient moins dleve, qu’elle exige une force motrice incompa-rablement moindre; et, dans cette industrie, ce sont deux conditions desplus importantes, il faut des machines qui coütent fort peu et demandentpeu de puissance.
Cependant nous avons pense qu’il ne serait pas sans int6ret de faireconnaitre l’appareil de M. Capouiilet, qui, pour une usine montee sur unegrande dchelle et dans une bonne localitd, peut encore 6tre applique avecavantage; son principe est bon, sa construction n’est pas compliqude, samanceuvre n’est pas embarrassante.
Construction des cylindres. — Le premier cylindre en fonte A estplein et uni sur toute sa surface exterieure; il porte 2 m 229 de diametre sur0 m 28 de largeur. Il est monte sur un axe en fer forge B, dont les tourillonssont mobiles dans des coussinets ä vis de pression a, qui sont rapportessurdes pitees de charpente liees au bütis de la machine. Il re^oit son mouve-ment du 2 e cylindre par une roue droite dentdeC, dont le diametre primitifest exactement egal au diametre exterieur du cylindre, et qui est appliqucecontre celui-ci et sur le möme arbre.