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PUBL1CATI0N INDUSTRIELLE.
faire, evidemment, sans repousser par le bout les pistons contre lesquelseiles s’appuient.
Au contraire, un excentrique en fonte H est applique ä l’interieur ducylindre mouleur A' et monte libre sur son axe, pour chasser les pistons dudedans au dehors, afin de faire sortir les briques qui ont ete moulees, etd’operer ainsi ce que l’on appelle le demoulage. La courbure donnee ä cetexcentrique doit ötre evidemment calculee pour donner aux pistons unecourse correspondante ä l’epaisseur d’une brique, afin que leur face setrouve justement ä fleur avec la surface exterieure du cylindre. Le dessinfig. 10, qui indique une elövation exterieure et un fragment de coupe ver-ticale de l’appareil, montre bien cette disposition adoptöe soit pour fairerentrer les pistons, soit pour les faire sortir.
Afin que la surface des cylindres reste bien lisse, et que la terre n’yadhöre pas, l’auteur a appliquö contre eux, un peu au-dessous de leurcontact, deux sabots ou grattoirs d, &, attaches ä des leviers en fer quisont adaptes par leur milieu ä un axe commun /, sur lequel ils oscillent,et quiportent chacun, de l’autre bout, un contre-poids e, e', afin d’etreconstamment maintenus contre les cylindres.
Transport des briques. — Dös que les pistons sont repousses versl’exterieur du cylindre mouleur, les briques chassees par eux tombent deleurs cavites, et sont regues sur des planches horizontales I, qui ontunmouvement de translation correspondant ä la vitesse möme des cylindres,et plutöt plus grand, pour laisser un espace libre entre chaque brique.Elles s’avancent de gauche ä droite, et sont bientöt rendues au dehors dela machine chargöes de briques, aprös y ötre rentrees vides. Au für eta mesure qu’elles sont garnies, on les prend sur des brouettes, si la chainesans fin qui les conduit ne se prolonge pas suffisamment pour les trans-porter jusqu’au sechoir.
Les planches sont portees de distance en distance par des rouleaux cylin-driques en fonte mince J, dont les axes paralleles g sont ajustes libres surdes collets en equerre g', boulonnes sur les traverses du bätis, comme onpeut le voir par la coupe horizontale faite ä la hauteur de ces axes, fig. 12.D’un cöte, contre l’embase de chaque rouleau, sont appliquees des rouesdentees k, avec lesquelles engröne une chaine sans fin h qui leur transmetä toutes le mouvement qu’elle regoit elle-möme par celle placee sur Tundes rouleaux, porteur du petit pignon droit L. Celui-ci engrene avec lepignon principal M, dont Taxe prolonge d’un cöte de la machine est com-mande par le moteur meme qui peut ötre, soit une roue hydraulique, soitune macliine ä vapeur ou un fort manege.
Produit de la machine. — Pour que cette machine puisse faire 50,000briques par journee de 12 heures, comme le suppose l’inventeur, ce quiferait plus d’une brique par seconde, en admettant qu’il n’y ait aucuntemps perdu, aucun instant de repos, pendant toute cette journee de tra-vail, il faudrait que les cylindres marchassent avec une vitesse de 0™ 1446