PETIT MARTINET DE FORGE
AVEC SA MACHINE A VAPEUR ,
PAR
M. MARIOl'l'E, Mecanieicn » Parim.
(PLANCHE 32 .)
Le travail des piöces en fer forgö dans les ateliers de construction est engeneral tellement coüteux, que l’on cherclie constamment ä le reduire leplus possible, soit en remplapant le fer par la fonte, soit en simplifiant lesformes des pieces, soit encore en substituant des martinets aux frappeursä bras.
Cette Substitution du forgeage au martinet marchant par moteur, äcelui des marteaux ä devant manceuvres par des hommes est, sans con-tredit, d’un avantage immense dans le travail, en ce que non-seulementles pieces sont forgees dans un temps beaucoup plus court, avec rnoins dechaudes, et par consequent avec plus d’economie de combustible, maisencore en ce que le corroyage et soudage du fer sont meilleurs et pluscertains.
Aussi, dans tous les etablissements qui ont des moteurs ä vapeur ou äeau, il est aujourd’hui indispensable, pour ainsi dire, de monter un petitmartinet; les Services qu’il est susceptible de rendre le font regardercomme l’un des principaux outils. S’il est un de ceux qui coütent le plusd’entretien, il est aussi celui qui öconomise le plus sur la main-d’ccuvreet sur le charbon. Si un gros martinet est de toute necessitö pour forgerles fortes pibces, comme celles qui se font dans les grands ateliers, unpetit est presque aussi essentiel dans les ateliers ordinaires, qui ne tra-vaillent que des piöces de moyennes dimensions.
Cet appareil demande, ä la veritö, un moteur special qui lui soit direc-tement applique, ä cause des cliocs qu’il eprouve, des ebranlements qu’ilcause, et parce qu’il ne marche que par intermittence. La machine ävapeur, teile qu’on la dispose maintenant, quand on l’applique ä cetoutil, est le moteur le meilleur et le plus convenable, par cela mömequ’elle se pröte trös-facilement aux changements de vitessc et d’effortsque l’on a besoin de produire.