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Tome deuxième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 395

atrouvüe, etdontil a fait lobjet de la demande des brevets dinvention etde perfectionneraent qui lui ont ete delivres en 1840.

Lorsque cette condition nest pas remplie, il en rßsulte dans certainscas, principalement lorsque la vanne est peulevee, une perte notable deffetutile. Nous avons vu que pour prevenir une teile perte, M. Fourneyron adivise ses turbines, dans leur hauteur, en deux ou trois etages par un oudeux diaphragmes horizontaux. Mais il est evident que ces diaphragmesne peuvent remedier que dunemaniere incomplete ä linconvönientmömepour les deux ou trois levees de vannes qui correspondent aux deux ou troisetages des aubes cylindriques.

M. Combes, qui ne setait pas occupö de cette question dansson premierbrevet du 24 aoüt 1838, la traitöe dans un brevet de perfectionnementquilprit le 17 novembre suivant. Il a adapt6 le vannage ä la roue elle-mömecomme lavait fait M. Burdin; cest-ä-dire quil a fait en Sorte que le van-nage agit ä la fois sur les grandeurs des orifices dentr£e et de sortie descanaux reacteurs.

Ainsi, dans la turbine de M. Combes, la vitesse de leau en un point quel-conque de la roue est constante , parce que la section du canal en ce pointvarie exactement comme le volume deau ä depenser, et par consequent,lefifet utile de la roue demeure le mteie, malgre les variations du volumedeau (la hauteur de la chute 6tant toutefois supposee constante). Mais ilfaut bien remarquer que la section du canal en chaque point, et princi-palement ä lentree , nest pas proportionnelle ä la vitesse relative quunemolecule liquide isolee prendrait en ce point; les formules 616mentaires nesont plus alors applicables, et il faut recourir, pour etablir la roue , ä descalculs tres-compliqu6s et fort penibles. Le mtkanisme nöcessaire pour le-ver et baisser ä volonte le disque superieur de la turbine, ne laisse pas aussique d6tre complique et dispendieux.

Nous allons voir comment M. Callon a cherche ä rösoudre la question ,en faisant connaitre le principe de construction quil a propose et quilpeut appliquer ä tous les genres de turbines connues, soit en adoptant ladisposition dEuler ou celle de M. Burdin, soit que pour chacune de cesespfeces de roues, on mette des directrices, ou quon les supprime, pour enfaire ce quon est convenu dappeler des roues ä reaction.

DESCRIPTION DE LA TURBINE DE M. CALLON.

FIGURES 1 ET 2 , PLANCHE 34 .

La fig. l re est une section verticale de toute la turbine faite dans le sensdu fil de l'eau, suivant. la ligne 1-2 du plan.

La fig. 2 est une projection ou coupe horizontale de lappareil, faite ä lahauteur de la ligne 3-4.

La roue proprement dite se compose dun disque ou plateau mobile en