PUBLICATION INDUSTRIELLE
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de fonte egalement avec les longerons des fermes, en Iaissant entre cessemelles un espace egal ä l’epaisseur des chapes des entretoises, voy. fig. 8,et la section faite sur une Schelle double, fig. 8. Ces entretoises sont ä ner-vures croisdes, et en forme parabolique sur leur lougueur, comme certainesbielles dans un grand nombre de machines; celles qui se croisent (fig. 2)sont en partie entaillees vers leur milieu, pourrester ä tres-peu pres dansle möme plan horizontal. Pour les grandes fermes, outre les entretoisesobliques, il y en a cinq autres droites dans une direction perpendiculaireaux plans des arcs. Pour que toutes ces entretoises soient bien(asssemblees,qu’elles produisent une tension süffisante, tout en permettant une legerearticulatiou ou mouvementde genouillere, il est indispensable de ne percerles trous dans les semelles g et g' que sur place, afm de les regier avec laplus grande exactitude et d’operer tout le serrement necessaire.
Du tablier du Pont . Sur les longerons des fermes on a etabli un lit demadriers en chdne F, places parallelement ä Taxe du pont, et accolds lesuns contre les autres; ces madriers forment le plancher ou tablier du pont,ils ont environ 0 m 09 d’epaisseur sur 0 m ,07 de large; leur longueur estegale ä l’ecartement qui existe entre deux fermes consecutives; c’est surce tablier que sont tixees les pieces de charpente G qui portent les railsmeplats en fer H.
Comme le pont doit porter deux voies de rails, ainsi qu’il a bte indiquesur la section verticale fig. 3, la distance entre les fermes est ndcessaire-ment variable. Ainsi la largeur des voies de fer etant reglee ä 1 50, et ladistance d’un voile ä l’autre etant de i m 85, on a du evidemment placer lesfermes suivanl ces cotes; les fermes extremes sont les plus rapprochees,elles n’ont entre eiles que l m 20.
La longueur totale du pont, comprenant les trois arches, est, commenous l’avons dit, de 13,40 metres; puisqu’il porte deux voies, il est suscep-tible, par consequent, de recevoir et de supporter en möme temps deuxlocomotives et leurs tenders.
Des garde-greves. Sur les longerons de la premiere et de la derniereferme, sont boulonnees les deux plates-bandes garde-greves D en fonte,qui, ä des distances de 1 mbtre environ, portent des oreilles avancdes i,fig. 12 et 13, sur lesquelles s’assemblentpar des boulons les balustrades E.Ces deux plates-bandes sont chacune fondues en six parties, dont deuxcorrespondent ä chaque arc, et ajustbes bout ä bout; les trous pratiquesdans leurs semelles inferieures h correspondent ä ceux de möme diamötreperces dans l’epaisseur des longerons pour logerles boulons qui les assem-blent, et, dans leur partie superieure, il sont aussi perces de trous taraudespour recevoir les vis qui retiennent encore les balustrades.
Des balustrades. Ces dernieres sont aussi fondues en plusieurs partiessur des longueurs de 1 metre environ; chaque partie comprend six montantsou balustres angulaires, ayant en section la forme indiquee fig. 15 et 17;ils se raccordent et se rdunissent vers le bas par une longrine boulonnee