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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

et forts libages de champ, vis-à-vis les retombées de chaque arc, pourétendre la pression sur de plus grandes surfaces; enfin, jai relié les pierresde taille des assises qui reçoivent les retombées des arcs, entre elles et aveccelles qui les avoisinent, au moyen de bonnes briques posées à plat et en-castrées de moitié de leur épaisseur dans chaque face des pierres super-posées.

« Jai aussi cherché à donner une forte liaison aux matériaux dont lespiles sont composées ; pour cela jai fait relier les parois opposées de leurscrèches par des tirants en fer noyés dans les massifs de béton. Leurs ma-çonneries ont été également reliées par des tirants en fer placés vis-à-visles appuis des premiers liens des tympans, dont les boulons sont agrafésaux têtes de ces tirants. Jai coupé les assises des maçonneries par despierres de champ et par des noyaux en béton ; jai aussi relié les coussinetsdes retombées de naissance par des briques encastrées dans les joints desassises, comme pour les culées.

« Ces dispositions ont complètement atteint le but proposé, car depuisque ce pont est terminé, il ne sest manifesté aucune disjonction dans lesassises des culées, ni même dans celles des piles; cependant il est certainquelles participent à toutes les vibrations des arches. Cette preuve résultede lobservation des effets produits par le passage dune seule voiture surle pont, car alors les vibrations déterminées dans une arche par ce passagele transmettent dune arche à lautre jusquaux culées, qui, seules, lesamortissent et les arrêtent. »

Des arches du pont et des plaques de retombée. Les trois archesdu pont se composent chacune de trois arcs en fonte A, du système deM. Polonceau , et supportent, moyennant des anneaux en fonte B, untablier en bois de chêne recouvert d'une chaussée en empierrement.

Les arcs en fonte (1) sont creux et ne renferment ni âmes en bois nibéton comme la grande majorité des ponts existants (2). Chaque arc se com-pose de deux rangées de voussoirs réunies suivant un plan vertical, par desboulons passant dans deux collets saillants qui dépassent à cette fin le corpsprincipal des voussoirs, tant en dessus quen dessous. En section, chaquearc présente la forme dune ellipse évidée, portant à sa partie inférieuredes collets jointifs a, et supérieurement des collets écartés entre eux pourrecevoir en différents points des arcs, la nervure extérieure e'des anneaux.La courbure des arcs est circulaire : larc de cercle, qui formerait laxe des

(!) Les pièces de fonte entrant dans la composition du pont sortent de la fonderie de Niederbronn ,appartenant à MM. de Diétrich, et dirigée par M. Engeihardt. Ce savant métallurgiste a mis un sointout spécial pour sassurer de la parfaite qualité des fontes employées, et pour obtenir un moulageparfait. Sous ces deux rapports, le pont de Sundhofen fait honneur à la fonderie de Niederbronn ,dont les beaux produits ont valu à MM. de Diétrich une médaille dor à lexposition de 1844.

(2) Quoique la section des arcs soit très-faible, lauteur du pont a cru devoir rejeter lemploi deces remplissages. Les unes en bois, très-coûteuses, constituent une mesure de précaution que la qua-lité supérieure des fontes employées rendait inutile. Lemploi du béton ne paraît être daucuneutilité bien constatée dans le cas dont il sagit.