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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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puisse reconnaître le mérite de chacuue delles, eu égard dailleurs à lépo-que à laquelle elles ont été mises à exécution.

Autant que la mémoire peut nous servir, lappareil à rivets proprementdit de M. Durenne consiste, dune part, en un découpoir qui a pour objetde couper à froid, à la longueur voulue, la tige de fer dune grosseur dé-terminée que lon soumet à son action, et de lautre, en un refouloir, à quichaque petit goujon , ainsi formé, est présenté, à laide de pinces, aprèsavoir été chauffé préalablement jusquau rouge dans un petit four spécial.Le découpoir qui, dailleurs, peut être dune disposition quelconque, a delanalogie, quant à la partie principale qui opère la section, avec la tête dela machine de M. Cavé, mais son mouvement est tout-à-fait différent; car,au lieu de marcher directement par laction de la vapeur, le balancier estmis en action par des engrenages et des poulies. De même, le refouloirprésente aussi de lanalogie avec les machines à percer la tôle, seulement lepoinçon est remplacé par une espèce de piston qui vient presser fortementsur le rivet ajusté dans la matrice, pour en former la tête.

Le mode de fabrication suivi chez M. Durenne comprend donc, commeon le voit, trois opérations distinctes, savoir : le découpage, le chauffage,et la formation de la tête ; la première et la dernière sont faites mécani-quement. Il existe aussi chez M. Louvrier fils une machine fort simple,marchant, il est vrai, à bras seulement, et qui forme la tête du rivet ou duboulon à faire, avec une grande exactitude. Cette machine, que nous avonsdéjà citée, consiste en un énorme levier à bascule que lon abat lorsquonveut le faire agir sur le poinçon ou le marteau qui doit opérer sa pressioncontre la matrice, dans laquelle la tige de fer est préalablement enfoncée.Dans un certain nombre dateliers, on découpe les tiges, soit à un décou-poir, soit à une cisaille, puis elles sont remises à des ouvriers qui chauffentet forment la tète à laide du matteau et dune matrice ajustée sur leurenclume; il y en a qui acquièrent à ce travail une grande habileté, etpeuvent ainsi en débiter beaucoup dans leur journée; une seule chaudeleur suffit toujours pour chaque rivet.

La machine de M. Haley découpe et forme la tête du rivet en mêmetemps ; il suffît de faire chauffer une longue tringle de fer, qui a le dia-mètre déterminé, dans un fourneau particulier, puis de la porter à lap-pareil qui opère la section, dabord, et la pression ensuite; ces deux opé-rations seffectuent avec une précision extrême, et avec une rapidité tellequelle permet de fabriquer, lorsquelle est bien conduite, 900 kilog. derivets et plus pour chaudières à vapeur par journée de douze heures detravail, et jusquà 1000 kilog. de rivets pour bateaux en tôle: cest environ9 à 10 fois plus que ne peut en faire un ouvrier habile; il lest vrai quelleexige un homme intelligent pour la conduire, et deux jeunes gens pourlalimenter.

Cette machine nest pas seulement applicable à la fabrication des rivets,mais encore à celle des boulons, des vis, à tête ronde, carrée, sphérique, et