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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
appropriée aux besoins delà fabrication, les parties travaillantes qu’on peutrésumer ainsi :
1° Le couteau vertical qui débite les barres cylindriques;
2° Le siège qui les reçoit pour les présenter à l’action du repoussoir;
3° Le repoussoir avec son poinçon ;
4° Le cylindre qui chasse les rivets, lorsqu’ils sont terminés, et sur lequelviennent butter ceux-ci, lors de la formation de la tête ;
5° Le mécanisme employé pour alimenter d’eau les matrices, les poin-çons, et le couteau vertical chaque fois qu’il vient de couper un boulon.
C’est dans cet ordre que nous examinerons ces divers organes en com-mençant toutefois par donner une idée du bâtis qui renferme toutes lespièces du mécanisme et de la communication de mouvement principale.
Du bâtis. — Il est formé d’une espèce de cage oblongue en fonte A;ses deux faces latérales, évidées en de certaines parties pour diminuer lamasse de fonte et pour le passage des pièces mobiles, reposent sur deuxarches à nervure B, après lesquelles elles sont boulonnées, et sa partie su-périeure munie d’un long rebord a, qui règne sur tout son contour, reçoitles différents supports et guides du couteau vertical et du repoussoir. Cetteforme oblongue et continue est nécessaire, d’une part, pour éviter lesébranlements qui ne manqueraient pas de se faire sentir si ce bâtis étaitformé de flasques réunies par des entretoises, ainsi qu’on a l’habitude dele faire, et de l’autre, afin d’arriver à loger toutes les pièces mobiles dansl’intérieur, et de pouvoir aisément travailler et circuler autour de l’appareilsans crainte d’accidents, comme aussi d’éviter le plus possible les supportsrapportés.
Communication de mouvement. — La force du moteur est transmise àdeux poulies FF', l’une fixe et l’autre folle montées sur l’arbre G, et lon-geant tout l'extérieur de la machine. Sur cet arbre sont fixés un volant H,un pignon I et deux vis sans fin J. Le pignon l engrène avec une rouedroite V, qui transmet le mouvement à un arbre intermédiaire K sur lequelest un pignon L menant la roue U et par suite l’arbre M ; et la vis sans finJ commandent deux engrenages à dents hélicoïdes V montés à l’extrémitédes arbres N et N', sur lequel sont montés tous les excentriques. Nousexaminerons à la fin de cet article les rapports de vitesse de ces divers axeset le travail qu’ils effectuent.
Du couteau vertical, et de sa commande. — Après que les barres defer ont été chauffées au rouge presque blanc, dans un four particulier quien contient toujours plusieurs, un ouvrier les prend et les introduit dansune rainure demi-circulaire b, pratiquée sur le dessus du bâtis, et les sou-met ainsi à l’action du couteau vertical C. Celui-ci, qui est représenté endétail, fig. 7 et 8, et qu’on voit bien aussi en coupe, fig. 3, se composed’une lame en fer c, à laquelle est ajustée une partie en acier taillée enbiseau d; c’est cette partie qui opère la section. La lame c, disposée enretour d’équerre à son extrémité inférieure, est solidaire avec une pièce en