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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

appropriée aux besoins delà fabrication, les parties travaillantes quon peutrésumer ainsi :

1° Le couteau vertical qui débite les barres cylindriques;

2° Le siège qui les reçoit pour les présenter à laction du repoussoir;

3° Le repoussoir avec son poinçon ;

4° Le cylindre qui chasse les rivets, lorsquils sont terminés, et sur lequelviennent butter ceux-ci, lors de la formation de la tête ;

5° Le mécanisme employé pour alimenter deau les matrices, les poin-çons, et le couteau vertical chaque fois quil vient de couper un boulon.

Cest dans cet ordre que nous examinerons ces divers organes en com-mençant toutefois par donner une idée du bâtis qui renferme toutes lespièces du mécanisme et de la communication de mouvement principale.

Du bâtis. Il est formé dune espèce de cage oblongue en fonte A;ses deux faces latérales, évidées en de certaines parties pour diminuer lamasse de fonte et pour le passage des pièces mobiles, reposent sur deuxarches à nervure B, après lesquelles elles sont boulonnées, et sa partie su-périeure munie dun long rebord a, qui règne sur tout son contour, reçoitles différents supports et guides du couteau vertical et du repoussoir. Cetteforme oblongue et continue est nécessaire, dune part, pour éviter lesébranlements qui ne manqueraient pas de se faire sentir si ce bâtis étaitformé de flasques réunies par des entretoises, ainsi quon a lhabitude dele faire, et de lautre, afin darriver à loger toutes les pièces mobiles danslintérieur, et de pouvoir aisément travailler et circuler autour de lappareilsans crainte daccidents, comme aussi déviter le plus possible les supportsrapportés.

Communication de mouvement. La force du moteur est transmise àdeux poulies FF', lune fixe et lautre folle montées sur larbre G, et lon-geant tout l'extérieur de la machine. Sur cet arbre sont fixés un volant H,un pignon I et deux vis sans fin J. Le pignon l engrène avec une rouedroite V, qui transmet le mouvement à un arbre intermédiaire K sur lequelest un pignon L menant la roue U et par suite larbre M ; et la vis sans finJ commandent deux engrenages à dents hélicoïdes V montés à lextrémitédes arbres N et N', sur lequel sont montés tous les excentriques. Nousexaminerons à la fin de cet article les rapports de vitesse de ces divers axeset le travail quils effectuent.

Du couteau vertical, et de sa commande. Après que les barres defer ont été chauffées au rouge presque blanc, dans un four particulier quien contient toujours plusieurs, un ouvrier les prend et les introduit dansune rainure demi-circulaire b, pratiquée sur le dessus du bâtis, et les sou-met ainsi à laction du couteau vertical C. Celui-ci, qui est représenté endétail, fig. 7 et 8, et quon voit bien aussi en coupe, fig. 3, se composedune lame en fer c, à laquelle est ajustée une partie en acier taillée enbiseau d; cest cette partie qui opère la section. La lame c, disposée enretour déquerre à son extrémité inférieure, est solidaire avec une pièce en