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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Le manomètre à air comprimé se compose d’un tube droit de cristal,fermé à son extrémité supérieure et plongeant par son extrémité inférieuredans un godet rempli de mercure : ce godet repose dans un cylindre debronze plus large que lui, et le tube de verre est solidement fixé à la partiesupérieure de ce cylindre. La vapeur ou plutôt l’eau de la chaudière pénètreet passe autour du godet de verre et vient exercer sa pression sur le mer-cure pour le faire monter dans le tube en comprimant l’air qui s’y trouve.
Quelquefois les manomètres à air comprimé sont à deux branches etconstruits sur de petites dimensions en hauteur, ils rempliraient parfaite-ment le but qu’on se propose s’ils marquaient exactement la pression ets’ils n’étaient pas sujets à des accidents fréquents ainsi qu’à une promptedétérioration.
Le thermomanomètre qui a été également essayé et rejeté est un ther-momètre à mercure construit de manière à accuser des températures quivont jusqu’à 200 degrés centigrades environ, et dont la tige est divisée enatmosphères et fractions décimales d’atmosphère, d’après les relations con-nues entre les tensions de la vapeur d’eau à son maximum de densité et lestempératures correspondantes. Afin d’éviter les erreurs, la boule du ther-momanomètre ne doit pas être plongée dans la vapeur de la chaudière,attendu que la pression fausserait les indications thermométriques. Elleest enfermée dans un tube de métal, fermé par le bas et rentrant dans lachaudière, aux parois de laquelle il est fixé par une bride au moyen de viset d’écrous, on remplit l’espace restant entre la boule et les parois du tubemétallique avec de la limaille de cuivre, ou de tout autre corps bon conduc-teur du calorique ; malgré ces précautions les pressions accusées ne sontpresque jamais en rapport avec les pressions réelles (1).
Le manomètre à air libre de M. Galy-Cazalat, proposé sur quelqueslignes de chemins de fer, est d’un usage facile; il n’a pas plus de hauteurque les manomètres à air comprimé et peut s’adapter à toutes les locomo-tives ainsi qu’aux appareils de bateaux. La fig. 14 le représente en coupeverticale et transversale faite par l’axe du tube indicateur.
La partie principale de l’appareil est une cuvette circulaire en fonte A,se vissant contre le madrier B. Elle est percée, à sa base, d’un conduit aqui la met en communication avec le tube en verre C ; le joint de ces deuxpièces est formé par des étoupes et un bouchon à vis b. Le mercure estintroduit dans la cuvette et recouvert par une membrane en caoutchouc d,dont les bords formant saillie viennent recouvrir le haut de la cuvette A.Un disque en fonte D la tend complètement et l’oblige à toucher la surfacehorizontale du mercure. Au milieu de ce disque est percée une ouverturepour livrer passage à une espèce de piston p', dont la base est calculée pourêtre dans un certain rapport avec la partie supérieure ; ordinairement lerapport des surfaces est comme 1 à 10. Le disque D et la petite surface du
(1) On doit à M. E. Bourdon une disposition de thermomanomètre fort ingénieuse , et qui paraîtêtre celui qui a donné les meilleurs résultats.