PUBLICATION INDUSTRIELLE.
141
diamètre, et qui, par suite aussi, devient très-mince. Comme une telleopération ne peut évidemment se faire d’une seule passe, on est dansl’obligation de faire chauffer la pièce plusieurs fois pour la recuire, et parconséquent de démonter et de remonter les rouleaux, ce qui exige untemps assez long et augmente naturellement les frais de fabrication. Il n’enest pas moins fort intéressant de voir qu’on soit arrivé à former une tellebague très-mince et large, sans aucune soudure et qui a de six à dixmètres de développement.
Mouvement de la scie sans fin. — Cette bague ou cette lame, aprèsavoir été dentelée convenablement, suivant la nature des bois qu’elle doitdébiter, est placée, de manière à excéder un peu du côté de la denture,sur deux grandes poulies en fonte CC', d’égal diamètre, et situées au-des-sus l’une de l’autre. L’auteur avait cru, en origine, donner à ces pouliesprès de deux mètres de diamètre, voulant sans doute leur faire prendrele moins de courbure possible, et par conséquent ne pas les fatiguerpar une suite de transformations brusques de partie rectiligne en partiecirculaire, mais l’expérience a prouvé qu’on pouvait sans crainte de ré-duire leur diamètre à l m 250 ou l m 30 au plus, et leur largeur à0 m 10 ouO”ll;ce sont les dimensions qui ont été adoptées par le constructeur', dans lesdernières scieries de ce genre qu’il a exécutées et que nous avons relevées.Pour que la lame qui embrasse la moitié de la circonférence de ces poulies,ne puisse glisser, mais soit au contraire toujours entraînée par elle, ongarnit leur surface d’une enveloppe de cuir. Dans la scierie de M. Touroude,les poulies sont en bois et garnies de liège.
L’une des poulies, celle supérieure C, est montée sur un axe en ferforgé D, qui est ajusté, par ses extrémités, dans des coussinets en bronzedont les paliers E sont mobiles, c’est-à-dire qu’ils peuvent être élevés oubaissés à volonté , au moyen des vis de rappel a ; la tête de celles-ci porteà cet effet une manivelle d’étau que l’on tourne à la main, et les écrous bsont fixés à demeure sur les côtés du grand pilastre de fonte F, F / , qui sertde bâtis à cette partie principale de la machine. Les paliers sont ajustésdans des coulisseaux en fonte c, assujétis sur ces mêmes côtés du pilastre,de sorte que lorsqu’on fait tourner les vis dans un sens ou dans l’autre, onfait monter ou descendre les coussinets et avec eux l’axe et la poulie C.
La fig. 5, qui est un fragment de section horizontale, fait à la hauteur dela ligne 3, 4, sert à faire comprendre l’ajustement du palier et de ses coulis-seaux. On a le soin de donner à ces vis et à ces coulisseaux une assez grandelongueur, afin de permettre de varier sensiblement la position de l’axe, etpar suite , de se conformer au plus ou moins de développement de la lamesans fin, qui pourrait être d’autant plus raccourcie qu’elle se romprait plussouvent.
La seconde poulie, celle inférieure (7, est montée sur un axe D'parallèleau premier, mais un peu plus long, pour porter la poulie de commande G,par laquelle il reçoit du moteur une vitesse de 160 tours par minute ou plus,