PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Nous citerons, pour terminer : M. Brickwood, qui, en 1835, prit un bre-vet de quinze ans, le 10 juillet, pour des perfectionnements dans les pressestypographiques et dans les presses à impression en général, dont le principerepose sur l’idée d’effectuer la pression au moyen d’une colonne d’eau;
M. Dutartre , pour sa presse typographique d’un nouveau système, bre-veté le 9 août 1837. Cette machine est bien disposée pour les ouvrages deluxe à vignettes, etc. ; elle n’imprime par cette raison que d’un seul côté.Son ensemble est si parfait, sa construction si bien entendue et si particu-lièrement soignée, que nous avons pensé accomplir un devoir en la pu-bliant, afin d’en faire remarquer la bonne construction et les ingénieusescombinaisons. Elle est représentée sur la pl. 13 et peut servir de complé-ment pour différentes pièces de la presse de MM. Tissier et compagnie,qui n’auraient été qu’imparfaitement comprises parce qu’elles n’ont étéindiquées que sur une seule projection. Nous l’examinerons avec détails.
M. Mahieu, pour un brevet de dix ans, délivré le 27 septembre 1841, pourun système de presse mécanique propre à imprimer, qui repose principale-ment sur un nouveau mode d’encrage qui permet d’avoir continuellementdes rouleaux encreurs en contact avec le cylindre.
M. Newton, de Londres , brevet d’importation de quinze ans, délivré le28 février 1841, pour perfectionnements apportés aux presses typographiques ,consistant dans la faculté de changer les types à volonté, et principale-ment destinée à l’impression de bulletins de chemins de fer, cartes, bil-lets , etc.
M. Terzuolo, brevet d’invention de cinq ans, délivré le 12 octobre 1842,pour une presse typographique , dite presse à tiroirs.
Enfin, M. Rousselet qui, en 1837, se faisait breveter pour une nouvellepresse typographique dans laquelle les cordons étaient, comme nous l’avonsfait remarquer plus haut, remplacés par des pinces solidaires avec les cy-lindres imprimants.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A IMPRIMER DE MM. TISSIER et O».
REPRÉSENTÉE PL. 12.
La machine, que nous allons entreprendre de décrire, sort des ateliersde MM. Tissier et compagnie ; elle est construite sur le système de Cowper,imprime deux côtés à la fois et s’emploie pour l’impression des labeurs.
On peut ranger les opérations qu’elle effectue en deux classes distinctes,savoir :
1° La marche des feuilles pour l’impression des deux côtés ;
2° L’encrage des formes.
Ces deux mouvements principaux, qui s’opèrent en même temps, sontcommandés par un même arbre moteur et dépendent entièrement l’un del’autre.
Nous suivrons, pour examiner chacune des parties principales qui con-