PAR
M. DESPLAS, Mécanicien à Saint-Pons.
(PLANCHE 14).
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Nous avons fait connaître au commencement du 3 e volume de ce recueilles divers systèmes de machines à cylindres en usage pour fouler les draps,et on a pu voir que dans chacune des dispositions adoptées par les con-structeurs, on s’est servi de contre-poids suspendus à des leviers variablespour effectuer le foulonnage en longueur comme en largeur. La nouvellemachine que nous allons décrire se distingue de toutes celles qui l’ont pré-cédée, par l’application de ressorts plus ou moins énergiques qui rempla-cent avec un avantage marqué les leviers et les contre-poids.
L’action de ces ressorts est véritablement très-remarquable, c’est uneaction régulatrice, graduelle, qui augmente d’intensité à mesure que l’é-toffe augmente d’épaisseur, et par conséquent de résistance; ils suppléentainsi notablement à l’intelligence, à l’attention et aux soins de l’ouvrierchargé de conduire la machine.
Il suffira, nous n’en doutons pas, de jeter les yeux sur les fîg. 10 à 12 dudessin pl. 14, pour comprendre la disposition imaginée parM. Desplas, etse rendre compte des bons résultats qu’elle présente en pratique.
Ainsi les ressorts C, qui s’appuient par le milieu sur les tourillons del’axe du cylindre supérieur B, étant réglés à une certaine tension au com-mencement de l’opération du foulage d’une pièce, ne conservent pas, ils’en faut de beaucoup, cette même tension pendant toute la durée de l’opé-ration ; au contraire, leur pression devient sensiblement de plus en plusgrande ; elle croît en progression arithmétique, si on peut s’expliquer ainsi,au fur et à mesure que le drap diminue en largeur et en longueur, et quepar suite il s’accroît en épaisseur. Cela se conçoit bien aisément : dès quel’épaisseur augmente il faut nécessairement que le cylindre supérieur Bs’écarte de celui inférieur B', pour que la même pièce puisse continuer àpasser entre ces deux cylindres ; or ce passage ne peut s’agrandir qu'en