PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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iniques. Enfin, par ce système qui s’applique évidemment à tous les fou-lons à cylindres, on obtient une économie considérable sur la force motriceemployée, sur le temps de travail et sur la main-d'œuvre des ouvriers. Sil’on joint à tous ces avantages que le prix de ces machines est sensiblementinférieur à celui des foulons mécaniques à cylindres livrés jusqu’à ce jour,on devra reconnaître que M. Desplas a apporté dans cette industrie une amé-lioration importante qui,du reste,est déjà constatée dans plusieurs fabriques.
Il nous reste évidemment peu de chose à dire sur les autres parties de lamachine qui ont beaucoup d’analogie avec celles des appareils que nousavons publiés (pl. k e , t. 3°). On peut aisément voir d’ailleurs par les fig. 10,11 et 12, la marche de la pièce de drap à fouler L, dont les extrémités sontréunies, comme on le sait, pour former comme une courroie sans fin ; sui-vant la direction indiquée par les flèches, cette pièce est attirée, conduitepar les rouleaux de renvoi M, à la partie supérieure par les deux cylindressuperposés B, B' qui, comme nous l’avons dit, compriment le drap en lon-gueur; pour qu’elles viennent bien se rendre au milieu de la largeur de cescylindres, elle est retenue par deux rouleaux d’entrée N, dont les axes sontverticaux et tenus dans des châpes en fer boulonnées sur les joues latéralesen bois O, qui empêchent que le drap ne puisse s’écarter.
Les deux cylindres B et B' tournent nécessairement dans le sens desflèches pour entraîner le drap, tout en le comprimant, et le faire passerdans le canal H, où il se trouve comme arrêté, d’une part, parle plan infé-rieur c d, de l’autre par le plan supérieur g h, et latéralement par le prolon-gement des joues verticales O. Il s’accumule donc dans cet endroit, mais ilest bientôt forcé de s’en dégager, poussé par celui qui arrive constammentderrière lui ; il tend alors à soulever le cylindre E, afin de se faire passageau-dessous. Mais ce cylindre chargé par les ressorts C', ne cède qu’en par-tie , et non sans le comprimer d’autant plus fortement que le drap est plusépais. Comme l’axe de ce cylindre est libre dans sa châpe, il tourne natu-rellement sur lui-même, à mesure que le drap sort du canal, pour retom-ber dans le fond de la caisse D, où il plonge de nouveau dans le bain d’eaude savon ou acidulée, qui est nécessaire à l’opération.
Puisque le cylindre supérieur B est susceptible de monter ou de des-cendre, suivant que le drap est plus ou moins fort, comme aussi suivantl’élasticité des ressorts C, il faut nécessairement que les coussinets i, quireçoivent les tourillons de son axe et qui sont attachés par des brides etdes boulons au milieu de ces ressorts, glissent dans des coulisses ménagéesdans les chaises ou supports de fonte P, qui sont boulonnés sur les deuxbâtis J. La denture de la roue droite Q, par laquelle ce cylindre reçoit sonmouvement de rotation de celui inférieur B', doit être, comme celle de laroue de commande Q', assez longue pour que l’engrènement ait toujourslieu, malgré l’écartement que ces deux cylindres sont susceptibles de pren-dre. Ces deux roues sont d’ailleurs de même diamètre, pour que ces der-niers marchent à la même vitesse.