Band 
Tome cinquième.
Seite
180
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

180

des combles, ne peuvent avoir quune petite hauteur. A la vérité, lemploi dunecheminée dappel unique obligerait à faire descendre lair; mais la perte seraitbien plus que compensée par la hauteur quon pourrait donner à la cheminée, et parlexcès de température que lair y prendrait.

« Nous ajouterons que les avantages que pourraient présenter les poêles à eauchaude ne sont pas réalisés dans le projet de M. Duvoir ; car leau chaude, en sor-tant des chaudières, passe dabord dans les poêles des cheminées, et ensuite dansles poêles placés au-dessous du sol des couloirs; par conséquent, la températuredans tous les poêles variera dans le même sens, et par suite la ventilation sera très-grande quand il sera très-froid, et sera faible dans le cas contraire. Cette observa-tion a été communiquée à M. Duvoir, qui nous a répondu quil y avait dans lescaves une chaudière supplémentaire destinée à la ventilation dété, et qui servaitlhiver à augmenter la température des poêles des cheminées, quand cela est néces-saire; mais nous navons trouvé aucune indication de cette chaudière, ni dans lesplans, ni dans le devis. Il y a bien une septième chaudière, mais elle est destinéeau chauffage de ladministration.

« Appel par les foyers des chaudières. Quant à la ventilation des cellules durez de-chaussée par les cendriers des fourneaux, ce mode de tirage ne présentequune très-faible économie, qui correspond seulement à 20 mètres cubes dairpar kilogramme de houille brûlée; tout lair appelé en outre exige autantde chaleurpour être chauffé que sil était appelé par un foyer spécial. Mais cette disposition ale grand inconvénient de produire par un même foyer le chauffage et la ventilation,et par conséquent de faire marcher ces deux effets dans le même sens. Nous avonscommuniqué cette observation à M. Duvoir, qui est convenu que, par ce modedappel, la ventilation augmente ou diminue avec le chauffage.

« Frais de chauffage et de ventilation. Nous trouvons dans le mémoire etdans les lettres de M. Duvoir, quil sengage à maintenir toutes les pièces du bâtimentdelaForce aune température de 15° et àproduire une ventilation de 129,000 mètrescubes dair par heure pendant le jour, et de moitié seulement pendant la nuit, pourune somme de 78 fr. par jour, et pour un chauffage continu de sept mois.

« Nous avons chercher à nous rendre compte des dépenses quoccasionne-raient le chauffage et la ventilation dans le système proposé, dautant plus queM. Duvoir fait consister principalement les avantages de son système dans léco-nomie des moyens de ventilation.

» Une feuille de dessin sur laquelle se trouve la description des chaudières àeau chaude et des poêles, contient des calculs très-nets et fondés sur des basesexactes qui établissent la dépense de combustible. M. Duvoir trouve que, pour com-penser la perte moyenne de chaleur par les vitres et par les murailles, il faut parheure 58 kilogrammes de houille; que la quantité de combustible nécessaire pourélever 129,000 mètres cubes dair à la température moyenne de 15° est de 45 kilo-grammes , en tout 102 kilogrammes 33 grammes. Le calcul sarrête, et il nestpas question de la consommation par jour ; mais en supposant que le chauffage soitde 12 heures, et que la perte de chaleur pendant la nuit soit quatrefois plus petiteque le jour, la dépense par jour sélèverait à 75 fr., somme bien peu différente decelle qui est demandée, et seulement pour le chauffage, sans compter la dépensequexige la sortie forcée de lair. Cependant on lit dans le mémoire de M. Duvoir leslignes suivantes :