ÉBULLIOSCOPE ALCOOMÉTRIQUE,
OU ALCOOMÈTRE VIDAL,
Construit par M. DESBORDES, à Parts.
(PLANCHE 19).
La densité des liquides peut être observée à l’aide de divers instrumentsreposant sur divers principes, et connus sous les noms A’aréomètre, A'alcoo-mètre, pèse-liqueurs, etc. Le plus important est, sans contredit, celui quisert à mesurer la quantité d’alcool que contiennent les liquides spiritueuxconnus dans le commerce sous les noms Al eaux-de-vie et Al esprits. Celuide M. Gay-Lussac, adopté généralement par les particuliers, les commer-çants et par l’administration qui l’a sanctionné par une loi, est devenu uninstrument précieux à cause de sa simplicité ; pourtant il est des cas où ilne marque qu’imparfaitement les richesses alcooliques des liquides qu’onsoumet à son action.
Tout récemment M. Brossard-Vidal, de Toulon , vient d’inventer uninstrument qui paraît réunir toutes les conditions d’exactitude, quel quesoit le liquide et le cas dans lequel il se trouve. Cet appareil, breveté pour5 ans en 1842, vient de recevoir de nouveaux perfectionnements dus àM. Desbordes, constructeur d’instruments de mathématiques et de phy-sique, ainsi que de l’ébullioscope.
Nous allons rendre compte de ces deux instruments, en commençantpar le plus ancien, celui de M. Gay-Lussac .
ALCOOMÈTRE GAY-LUSSAC.
Cet alcoomètre, appelé centésimal parce que la force ou le degré estexprimé en centièmes, est représenté fig. 14, pl. 19.11 présente, quant à saforme , l’aspect d’un aréomètre ordinaire, et est gradué à la températurede 15° centigrades, c’est-à-dire qu’il exprime exactement à cette tempéra-ture la force d’un liquide spiritueux. Son échelle est divisée en 100 partiesou degrés, dont chacune représente un centième d’alcool : la division 0correspond à l’eau pure, et la division 100 à l’alcool. Plongé dans un liquide