TOUR A CHARIOT ET A FILETER,
AVEC APPAREIL
A PERCER ET ALÉSER LES TROUS PARALLÈLES,
PAR
MM. VARRALL, MIBDLETOIÏ ET EIiWELL,
(planche 26 ).
Cette machine est assez remarquable par la disposition particulière queles constructeurs lui ont donnée, et qui lui permet non-seulement defaire les diverses opérations que l’on peut effectuer sur les tours à chariotordinaires, mais encore de percer ou d’aléser différents trous parallèlesdans la môme pièce sans déranger celle-ci de place, ce qui, dans un cer-tain nombre de cas, peut être d’un grand avantage, par l’exactitude aveclaquelle le parallélisme est obtenu. Ainsi pour les balanciers de machinesà vapeur, par exemple, on sait que les extrémités, le milieu, et plusieurspoints intermédiaires, doivent être traversés par des ouvertures cylindri-ques plus ou moins grandes, qui, pour la régularité et la bonne marchedes pièces qui y sont attachées, doivent être régulièrement parallèles etsur une même ligne droite. MM. Varrall, Middleton et Elwell, qui ne s’oc-cupent pas seulement de l’exécution des machines à papier, mais bienaussi des appareils à vapeur, ont compris qu’il serait commode et facile dedisposer leur tour à chariot pour atteindre ce but, en appliquant sur lesupport mobile l’addition d'un système d’appareil à percer et à aléserhorizontal, opérant dans une direction exactement perpendiculaire à l’axedu tour, ou à la ligne passant par les pointes des deux poupées. Il ont voulu,en même temps, que ce mécanisme additionnel marchât seul par le tourlui-même, sans le secours de l’ouvrier, qui n’a qu’à placer la pièce unepremière fois, en la maintenant solidement dans la position qu’elle doitavoir.
Il ne sera pas difficile de comprendre, à l’aide du dessin pl. 26, l’heu-reuse disposition de MM. Varrall, Middleton et Elwell, et de reconnaîtrequ’elle est aussi simple qu’ingénieuse: elle est d’autant plus avantageuse,en pratique, qu’elle ne change en rien la construction et le travail du tour