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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Support a chariot et son mouvement. Ayant déjà donné avecdétails les dessins de différents tours à chariot et à engrenages, nouscroyons inutile dentrer dans de plus longs développements sur la cons-truction des poupées et du banc de lappareil qui nous occupe, nous devonsnous attacher plus particulièrement à la partie la plus intéressante et nou-velle qui y a été appliquée, cest-à-dire le mécanisme destiné au perce-ment et à lalésage des trous parallèles.

Dans lancien et malheureux établissement de Charenton , qui, dès lo-rigine, sétait occupé de la construction des machines à vapeur, on avaitdéjà eu lidée dappliquer sur un tour à chariot, un appareil propre àaléser les trous des balanciers, et avec lequel celui que nous allons décrirea beaucoup danalogie, mais mieux entendu, mieux construit, et pluscomplet sous tous les rapports. Il serait aujourdhui difficile den retrouverles traces, car on sait que les outils, comme tous les matériaux qui exis-taient dans cette usine, ont été vendus à lencan, et la plupart détruits parles acheteurs, marchands de ferrailles.

Il y a plusieurs années, M. Cavé, qui, comme nous lavons vu, a cons-truit de grandes et larges machines à raboter et à planer (1), a aussi appli-qué à lun des porte-outils, un système très-simple et également fort ingé-nieux , pour percer et aléser les trous parallèles. Dans ce système lespièces à travailler, telles que les balanciers, se placent horizontalement,et larbre porte-lames, adapté au chariot, est vertical, comme dans les ma-chines à percer ou aléser que nous avons publiées dans le 1 er volume decet ouvrage.

Dans le tour de MM. Varrall, Middleton et F.lwell, la pièce est placéedans un plan vertical, cest-à-dire que les trous sont percés horizontale-ment. On voit par les fig. 1 et 3, sur lesquelles nous avons représenté unpetit balancier en fonte M, quil est serré par ses extrémités entre les deuxpointes e et e'; on doit aussi le maintenir par des coins, dans la positionquil doit occuper, de manière à ce quil ne puisse se déranger pendant letravail. On suppose aléser lorifice central o, le porte-lames N est alorsdirigé suivant laxe de cet orifice sur une ligne horizontale perpendicu-laire à la droite qui passerait par les deux pointes. Ce porte-lames est ajustédans le bout renflé de larbre creux P, qui est alésé sur presque toute salongueur, et qui est mobile dans les coussinets placés au sommet des deuxjoues de la petite poupée O, dont la fig. 5 montre bien la coupe verticale,faite par son milieu.

A lintérieur de larbre creux est un axe horizontal Q, qui se prolongebien au delà de la poupée, afin de recevoir le cône à différents diamètres R,et le pignon droit n qui est fondu avec son moyeu, plus un second pignonplus petit p. Comme dans tous les instruments destinés au travail des mé-taux, il est essentiel que la vitesse de loutil soit proportionnée à la nature

(i) Lune de ces machines est publiée avec détails dans le tome i«r de ce recueil (2» livraison).