PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Support a chariot et son mouvement. — Ayant déjà donné avecdétails les dessins de différents tours à chariot et à engrenages, nouscroyons inutile d’entrer dans de plus longs développements sur la cons-truction des poupées et du banc de l’appareil qui nous occupe, nous devonsnous attacher plus particulièrement à la partie la plus intéressante et nou-velle qui y a été appliquée, c’est-à-dire le mécanisme destiné au perce-ment et à l’alésage des trous parallèles.
Dans l’ancien et malheureux établissement de Charenton , qui, dès l’o-rigine, s’était occupé de la construction des machines à vapeur, on avaitdéjà eu l’idée d’appliquer sur un tour à chariot, un appareil propre àaléser les trous des balanciers, et avec lequel celui que nous allons décrirea beaucoup d’analogie, mais mieux entendu, mieux construit, et pluscomplet sous tous les rapports. Il serait aujourd’hui difficile d’en retrouverles traces, car on sait que les outils, comme tous les matériaux qui exis-taient dans cette usine, ont été vendus à l’encan, et la plupart détruits parles acheteurs, marchands de ferrailles.
Il y a plusieurs années, M. Cavé, qui, comme nous l’avons vu, a cons-truit de grandes et larges machines à raboter et à planer (1), a aussi appli-qué à l’un des porte-outils, un système très-simple et également fort ingé-nieux , pour percer et aléser les trous parallèles. Dans ce système lespièces à travailler, telles que les balanciers, se placent horizontalement,et l’arbre porte-lames, adapté au chariot, est vertical, comme dans les ma-chines à percer ou aléser que nous avons publiées dans le 1 er volume decet ouvrage.
Dans le tour de MM. Varrall, Middleton et F.lwell, la pièce est placéedans un plan vertical, c’est-à-dire que les trous sont percés horizontale-ment. On voit par les fig. 1 et 3, sur lesquelles nous avons représenté unpetit balancier en fonte M, qu’il est serré par ses extrémités entre les deuxpointes e et e'; on doit aussi le maintenir par des coins, dans la positionqu’il doit occuper, de manière à ce qu’il ne puisse se déranger pendant letravail. On suppose aléser l’orifice central o, le porte-lames N est alorsdirigé suivant l’axe de cet orifice sur une ligne horizontale perpendicu-laire à la droite qui passerait par les deux pointes. Ce porte-lames est ajustédans le bout renflé de l’arbre creux P, qui est alésé sur presque toute salongueur, et qui est mobile dans les coussinets placés au sommet des deuxjoues de la petite poupée O, dont la fig. 5 montre bien la coupe verticale,faite par son milieu.
A l’intérieur de l’arbre creux est un axe horizontal Q, qui se prolongebien au delà de la poupée, afin de recevoir le cône à différents diamètres R,et le pignon droit n qui est fondu avec son moyeu, plus un second pignonplus petit p. Comme dans tous les instruments destinés au travail des mé-taux, il est essentiel que la vitesse de l’outil soit proportionnée à la nature
(i) L’une de ces machines est publiée avec détails dans le tome i«r de ce recueil (2» livraison).