PÜriLIGAflON INDUSTRIELLE.
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qu’au dehors du bateaii, en se réunissant, pour soutenir le palier de[’arbre de couche, près du moyeu de la roue ; boulonnées au flanc du navireet retenues encore par des consoles en fer F', rapportées à l’extérieur,ces plates-bandes ne laissent rien à désirer pour leur solidité, malgré lacharge de la roue, qui est en porte-à-faux.
Rodés A aübes. — De tous les systèmes de roues que l’on a proposéspour les bateaux à vapeur, MM. Gâche ont préféré jusqu’ici adopter le plussimple, le plus économique, le plus facile à monter et à réparer ; ils ontsurtout cherché, comme dans leurs machines, à diminuer le poids, tout enconservant la force, la solidité, qui sont si importantes dans ces appareils;ce sont donc des rodes ordinaires, à palettes droites. placées de chaquecôté du navire.
On voit par le dessin ( fig. 1 et 2) que leur mode de construction consistesimplement en Un fort moyeu de fonte G', présentant la forme d’une largepoulie à gorge à la circonférence, et autour duquel sont boulonnés les neufbras obliques H', en fer méplat, contournés dans les bouts, afin de seréunir aux deux cercles concentriques l'et J', qui sont également en fer demême forme et de mômes dimensions. C’est entre ces cercles que sont pla-cées les aubes ou les palettes K 7 de la roue ; celles-ci sont au nombre dedix-huit , et composées seulement de planches en bois d’orme ou de chêne,de 3 cent, d’épaisseur ; la moitié est portée par les bras obliques H', sur les-quels elles sont retenues par des boulons à agrafes ou à crochets r, et l’autremoitié est portée par d’autres bras très-courts L', placés aussi de champ etsur lesquels elles sont boulonnées de même. Des tasseaux en bois et desplatines en fer s, sont ajoutés du côté des écrous pour recevoir ceux-ci et lesempêcher d’attaquer le bois en les serrant.
On comprend qu’une roue ainsi faite est d’une grande légèreté, et que,comme tous les fers se présentent de champ par rapport au plan suivantlequel la résistance se fait sentir, elle est réellement très-solide. Nous avonsfait adopter avec satisfaction ce système de construction, il y a quelquetemps, pour une roue hydraulique en déversoir, destinée à faire mouvoirun moulin à blé, et nous sommes persuadé qu’il sera suivi dans un grandnombre de cas.
La dimension des palettes est évidemment d’une grande importance pourl’établissement des bateaux à vapeur, pour être en rapport avec la force dumoteur et avec la vitesse que l’on veut obtenir. Dans l’appareil représenté,qui, comme nous l’avons dit, est de la force nominale de 70 chevaux, lesaubes de chaque roue ont 2 mètres de longueur, et 0 m 44 de largeur ; ainsila surface de chacune d’elles est de 88 décimètres quarrés, par conséquenton peut et on doit admettre que la surface entièrement plongée dans l’eaupendant la marche du bateau est de 176 décimètres quarrés, soit environ235 centimètres quarrés par force de cheval. Plusieurs constructeurs nedonnent pas plus de 2 décimètres quarrés par cheval, d’autres en donnenttrois et plus. Nous proposant de revenir bientôt sur les roues à palettes,