PUBLICATION INDUSTRIELLE. 353
tière ou accroissement de force motrice, ce qui, en industrie, se résumetoujours en une augmentation de frais.
Mouvement des pistons. — Les tiges des doubles pistons d’injec-tion C G' sont guidées dans leur verticalité par les coussinets s, ajustés con-tre la traverse de fonte J, qui est boulonnée vers le milieu des deuxcolonnes antérieures K du bâtis de l’appareil ; ces tiges sont assemblées pararticulation avec la partie inférieure des bielles en fer E, qui sont suspen-dues aux boutons des courtes manivelles forgées avec les arbres de cou-che L (1). Ceux-ci portent les roues droites M, de môme diamètre, dontl’une dentée en fonte et l’autre dentée en bois, et engrenant ensemble,pour marcher à la môme vitesse, mais en sens contraire ; elles reçoiventleur mouvement de rotation du pignon denté N, qui engrène avec la se-conde roue , et dont l’axe O est chargé de la poulie motrice P.
Le diamètre primitif de ce pignon est de 0“' 22, celui des roues qu’ilcommande est de0 ,n 66, par conséquent le rapport entre ces diamètresest de 1 à 3 ; ainsi, pour donner 40 coups de piston par minute, il fautque la poulie motrice P tourne avec une vitesse de 120 révolutions par mi-nute. Or, la course de chaque piston est de 0 m 09; et comme leur diamètrerespectif est. de 24 et 48 millirn., ce qui donne les sections 4 c -i-52 et18 e -1-09, on trouve que le volume engendré par chacun d’eux est de
0 d -9 X 0 d -i-0452 = 9 d c -0407et 0 d -9 x 0 d -1-1809 = 0 d e -1628.
Et comme nous avons deux grands pistons et deux petits, le volume d’eaumaximum, qu’ils envoient en totalité à chaque révolution des deux roues,est égal à
(0.0407 X 2) X (0.1628 X 2) = O»'-407soit par minute, en admettant 40 coups, 16 Ht - 28
tant que tous les pistons marchent ensemble. Mais en les disposant de ma-nière à interrompre leur effet successivement, c’est-à-dire celui de l’undes grands pistons d’abord, pnis celui du second, et ensuite celui de l’undes petits pistons, la quantité d’eau envoyée à chaque coup ne devientbientôt plus que 0 m -244, puis 0 m -0814, et enfin se réduit à 0 m -0407, ouenviron 1/25 de litre, soit l 1U -63 par minute ou 1/10 du volume primitif.Lorsqu’on est parvenu à la pression maximum, nous avons vu que tousles pistons n’envoient plus d’eau à la presse parce que les soupapes d’aspi-ration restent ouvertes, et qu’alors l’eau qu’ils aspirent retourne immédia-tement à la bâche.
(i) Dans les presses hydrauliques de Spilier, construites par 31M. Edwards et Perricr, les manivel-les sont variables de longueur, c’esl-à-dire qu3 le bon on qui les réunit aux têtes de bielles peutsc rapprocher et s’écarter du centre pan e qu’l! est à coulisse, ce qui permet de changer «à volontéla course des pistons. Cette disposition a été adoptée depuis par qu* Iques constructeurs, entre autrespar M. Bernard Steinmelz, à Paris .
V.